Une scène à couper le souffle s'est déroulée à Laredo, au Texas, lorsque Brenda Castro, une Américaine, a tenté de fuir la police en traversant le Rio Grande en portant un bébé dans ses bras. Cet événement, survenu le 19 décembre, soulève des questions alarmantes concernant le trafic de migrants, comme le rapportent plusieurs sources, dont New York Post.
Brenda et son mari, qui conduisait un Ford Explorer, ont été arrêtés par le Texas Department of Public Safety (DPS) lors d'un contrôle. Refusant d'obtempérer, le conducteur a pris la fuite, lançant une course-poursuite qui a captivé les autorités locales. Les images de caméras de surveillance témoignent de la vitesse avec laquelle le véhicule zigzaguait à travers les routes, mettant en danger non seulement les occupants mais aussi d'autres usagers de la route.
Au cœur de la poursuite, Brenda a pris la décision désespérée de sauter dans le fleuve avec l'enfant. Il a été rapporté par des agents de l'ordre qu'elle a été mise en garde contre les dangers de cette action, avec un officier lui disant : "Vous auriez pu vous noyer tous les deux". Les secours ont réussi à extraire le nourrisson de l'eau, mais il est important de noter que le mari de Brenda a réussi à rejoindre le Mexique, ce qui complique davantage la situation.
À l'intérieur du véhicule abandonné, la police a découvert cinq migrants en situation irrégulière, qui ont été remis aux autorités compétentes pour le traitement de leur cas. En conséquence, Brenda a été inculpée pour trafic d'êtres humains et mise en danger d’un enfant, deux délits graves aux yeux du DPS.
Cet incident a été qualifié de "tragédie évitable" par des spécialistes du droit de l'immigration, qui soulignent que des mesures de soutien aux familles migrantes sont cruciales pour éviter de telles situations. Alors que l'afflux de migrants continu à augmenter le long de la frontière, des experts comme le professeur Jean-Marc Toudic de l'Université de Bordeaux insistent sur la nécessité de reformuler les politiques migratoires pour mieux protéger les plus vulnérables. Cela est d'autant plus d'actualité alors que des événements similaires se produisent régulièrement dans cette zone, ajoutant encore plus à la crise humanitaire en cours.







