Alexis Corbière, ancien député de La France Insoumise et désormais membre des Écologistes, suscite un nouveau débat au sein de l'Assemblée nationale. Dans une lettre adressée à Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée, il appelle à la modernisation des œuvres exposées au Palais-Bourbon, en mettant en avant la nécessité de présenter des figures féminines et des personnalités noires qui ont marqué l'histoire politique du pays.
Corbière déplore le manque de représentativité des femmes et des personnes de couleur dans les espaces publics de l'Assemblée. « Comment expliquer que les femmes, qui sont présentes sur la scène politique depuis plus de soixante-dix ans, soient si peu visibles ici ? », interroge-t-il, dénonçant ainsi une vision historique profondément « masculiniste ». Selon lui, cette situation est insupportable et nécessite une action immédiate.
« Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à une tradition mémorielle qui exclut nos concitoyens à la peau noire. Cette absence ne peut plus durer. »
Il souligne également l'insuffisance des représentations féminines et noires au sein des lieux emblématiques de la politique française. Hormis le buste d'Olympe de Gouges et celui de Simone Veil, il n'y a que peu de traces de femmes influentes qui ont joué un rôle crucial pour l'égalité des droits et le droit de vote.
En évoquant l'héritage de figures historiques comme Jean-Baptiste Belley, premier député noir de l'histoire française, Corbière insiste sur l'importance d'une diversité représentée dans l'art et la culture politique. « Les œuvres présentes au Palais-Bourbon devraient témoigner de la richesse et de la complexité de notre histoire », affirme-t-il.
Bien que la lettre n'ait pas encore reçu de réponse du cabinet de Yaël Braun-Pivet, le débat qu'elle soulève pourrait bien marquer un tournant dans la manière dont la mémoire politique est célébrée en France. Alain Gresh, historien et critique, soutient : « Il est crucial que toutes les voix de notre société soient entendues et représentées ; nos institutions doivent évoluer pour refléter cette diversité. »







