Le 13 mars, les Gardiens de la Révolution ont mis en garde contre une répression accrue si des manifestations devaient éclater à nouveau. Après des milliers de morts lors de la répression de janvier, ces menaces viennent souligner l'escalade de la tension en Iran.
"L'ennemi, incapable d'atteindre ses objectifs militaires, cherche à semer la terreur," ont déclaré les Gardiens dans un communiqué diffusé sur la chaîne officielle.
Ils insistent sur leur détermination à réagir vigoureusement en cas de troubles dans les rues, promettant une réponse encore plus forte que celle de janvier.
"Le doigt sur la gâchette"
Dans un entretien accordé à l'agence Wana, le chef de la police, Ahmad-Reza Radan, a affirmé que les manifestants seraient traités "comme des ennemis" du régime: "Tous nos agents sont prêts, le doigt sur la gâchette, à défendre la révolution", a-t-il déclaré.
Jusqu'à 30.000 victimes en janvier
Des ONG de défense des droits humains estiment que le nombre de victimes de la répression en janvier pourrait atteindre 30.000, un chiffre alarmant mentionné par des responsables de la santé, comme l'a rapporté Time. Dans un contraste frappant, le gouvernement iranien ne reconnaît que 3.000 décès, soutenant que beaucoup des victimes étaient des forces de sécurité.
Cette situation chaotique et difficile à évaluer a été exacerbé par un black-out médiatique organisé par le régime, qui a coupé les communications pour tenter de minimiser l'étendue des manifestations.







