Emmanuel Macron, dans ses derniers vœux pour l'année, a semblé opter pour la prudence. En évoquant brièvement son bilan et ses projets pour 2026, il a mis en avant trois chantiers maîtres : l'instauration d'un service national volontaire, l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, et la discussion autour de la loi sur la fin de vie.
Cependant, cette approche paraît plus comme un aveu d'impuissance qu'une vision audacieuse. Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, a déclaré à Le Monde que l'année 2024 semble être marquée par une stagnation politique, le Parlement n'offrant aujourd'hui aucun soutien ferme à Macron. La dissolution de 2024, espérée par certains, s'est révélée être un échec, laissant le président face à des choix difficiles.
Cette ambiance de fin de mandat plaide pour un besoin impérieux de résultats tangibles. En effet, alors qu'il se rapproche de son départ prévu en 2027, Macron a insisté sur l'importance de 2026, la qualifiant de « année utile », une tentative de cimenter son héritage. Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes, s'est exprimé sur le sujet : « Pour être mémorable, un bilan doit inclure des réformes significatives, pas seulement des promesses ».
Macron semble conscient du défi qui l'attend. Il doit naviguer dans un paysage politique complexe où le climat est loin d'être favorable. En essayant de contrôler le calendrier qui se dessine, il occulte les signes d'un changement imminent. La campagne présidentielle de 2027 bat son plein en coulisse, et son héritage reposera sur sa capacité à transformer ces chantiers en réussites .







