En 2026, l'échiquier politique français entrera dans une phase cruciale avec les préparatifs pour l'élection présidentielle de 2027. Alors que la France Insoumise et le Rassemblement National confirment leurs candidatures, d’autres partis peinent à désigner leurs représentants. Le climat d'incertitude pousse les différents camps à envisager des primaires, tant à gauche qu'à droite.
L'incertitude politique
Actuellement, aucun candidat ne se distingue comme le choix évident. À gauche, une primaire pourrait se concrétiser pour désigner un candidat commun tout en évitant La France Insoumise. Dès juillet dernier, des leaders tels que ceux du Parti Socialiste (PS) et des Écologistes ont amorcé des discussions en ce sens. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, assure que la primaire aura lieu, bien que des tensions existent au sein des différents mouvements.
Le PS se trouve dans une position délicate, souhaitant rassembler autour d’une figure forte tout en ayant du mal à la définir. Certains observateurs, comme Raphaël Glucksmann de Place Publique, s’opposent à l’idée d’une primaire, prônant un leadership plus radical, un mouvement jugé essentiel par d'autres membres du PS.
À droite, un besoin de cohésion
De l’autre côté de l’échiquier, la droite fait face à un dilemme similaire. Avec des figures comme Laurent Wauquiez qui prônent désormais l'idée d'une primaire, la nécessité d'unir les voix de la droite se fait sentir. La crainte d'une disparition politique face à la montée du RN pousse de nombreux leaders à considérer cette option comme une solution viable. Une ministre Renaissance s’exprimait : « Sans une primaire efficace, nous risquons de perdre notre voix et notre place. »
En parallèle, les discussions autour des candidatures dans le bloc central demeurent floues. Édouard Philippe, leader du mouvement Horizons, refuse pour l’instant de se lancer dans une primaire mais pourrait changer d’avis à mesure que l'échéance se rapproche.
Un tournant pour 2027
Avec des élections municipales à venir, ces débats prendront de l'ampleur dans les mois à venir. Une primaire à gauche semble en passe d’être formalisée rapidement, tandis que la droite et le centre continuent de peser les avantages d’une telle démarche. Les enjeux sont clairs : unification et clarté avant l'échéance électorale de 2027.







