La nuit du 3 janvier a été marquée par des explosions retentissantes à Caracas, suscitant l'inquiétude parmi la population et provoquant une réaction immédiate de la part du gouvernement vénézuélien. Le président Nicolas Maduro a rapidement décrété l'état d'exception, dénonçant ce qu'il appelle une "agression militaire" provenant des États-Unis.
Selon des rapports de l'Associated Press, au moins sept explosions ont été entendues et des avions ont survolé la capitale à basse altitude. Bien qu'aucune force militaire n'ait revendiqué ces actions, le gouvernement de Maduro n'a pas hésité à accuser Washington d'être à l'origine de ces incidents. "Le Venezuela rejette et dénonce cette très grave agression militaire qui vise notre territoire et notre population," a déclaré Maduro dans un communiqué officiel.
Cette escalade de tensions survient dans un contexte de relations déjà fragiles entre le Venezuela et l'administration Trump, marquées par des accusations réciproques. Dans ce climat, le président colombien Gustavo Petro a également condamné ce qu'il qualifie d'"attaque aux missiles" contre la capitale vénézuélienne.
Les habitants de Caracas, témoins des explosions, ont décrit leur peur et leur confusion. Beaucoup se sont précipités vers les fenêtres ou sont sortis dans les rues pour essayer de comprendre la situation, alors que des coupures de courant ont été signalées dans plusieurs secteurs. Ces événements relèvent d'une stratégie de semence de chaos, selon plusieurs observateurs qui soulignent un besoin urgent de maintenir la stabilité.
Il est à noter que Donald Trump a récemment déclaré que les États-Unis avaient "détruit une zone de mise à quai" utilisée pour le narcotrafic, une Première historique qui pourrait avoir des répercussions durables. Le gouvernement américain accuse Maduro de diriger un vaste réseau de narcotrafic, une allégation que celui-ci dément, avertissant que la véritable intention des États-Unis serait de renverser son régime afin de s'approprier les immenses réserves de pétrole du pays.
Des experts en relations internationales soulignent que cette situation délicate pourrait mener à une escalade davantage hostile si les deux pays ne parviennent pas à trouver un terrain d'entente. Alors que le monde observe de près, les appels au dialogue se multiplient, mais les tensions demeurent palpables.







