Des milliers de Vénézuéliens vivant à l'étranger se sont rassemblés dans diverses villes du globe pour fêter la chute de Nicolás Maduro, l'ancien président désormais déchu, espérant un avenir radieux pour leur pays d'origine. À Santiago, où se sont réunis de nombreux exilés, les drapeaux vénézuéliens flottaient dans tous les sens. "Enfin, nous pourrons envisager de rentrer dans un pays libre", a déclaré Yurimar Rojas, un vendeur ambulant ému par les réjouissances qui l'entouraient.
À Miami, la joie était palpable avec des chants et des cris de soutien envers les États-Unis, célébrant ce qu'ils considèrent comme un tournant dans l'histoire vénézuélienne. "Les rêves de retour pour nous, Vénézuéliens de l'étranger, deviennent enfin réalité", a exprimé Ana Gonzalez. D'autres, comme Anabela Ramos, ont attendu ce moment pendant des décennies, ravivant l'espoir en un futur meilleur.
En Espagne, des Vénézuéliens se sont également rassemblés à Madrid, criant des slogans d'allégresse, tels que "Il est parti!", marquant un soulagement après des années de souffrance sous un régime jugé autoritaire. Pedro Marcano, l'un d'eux, a exprimé : "Enfin, nous sortons de cette dictature!" Cependant, certains rappellent que malgré la chute de Maduro, la route vers la libération complète serait encore semée d'embûches. "Il faudra que la situation devienne plus claire avant de faire le grand retour", tempère-t-il.
La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, s'est empressée de déclarer que Maduro restait le « seul président » du Venezuela, promettant de défendre le pays contre toute ingérence étrangère. Sur le terrain, la tension demeure élevée. À Caracas, des soldats armés patrouillent dans les rues, un signe que les défis sont loin d'être résolus.
Dans des pays comme la Colombie, où des millions de Vénézuéliens ont trouvé refuge, les célébrations se mêlent à la tristesse pour ceux qui ont perdu des proches dans la crise. Kevin Zambrano, un coiffeur de Bogotá, partage sa joie : "C'est une justice divine! Merci à ceux qui ont lutté pour nous, même si cela a pris trop de temps." Cette dynamique est également entretenue par des voix de dissension dans des pays comme le Mexique, où des manifestations dénoncent l'ingérence américaine.
Les événements récents ouvrent un débat crucial sur l'avenir du Venezuela et la nécessité d'une transition politique pacifique. Comme l'a dit l'analyste politique local, Jean-Claude Lopez : "Le rétablissement de la démocratie nécessite un engagement collectif tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays." Les célébrations, bien que jubilatoires, sont donc teintées d'une conscience des défis à venir.







