Le 8 janvier, la ville de Portland a été le théâtre d'une fusillade qui a fait deux blessés, un homme et une femme, hospitalisés dans un état encore inconnu. Cet incident intervient au lendemain de la mort tragique d'une femme de 37 ans, abattue par un agent de la police de l'immigration à Minneapolis, suscitant une onde de choc dans le pays.
Dans un communiqué, le département de police de Portland a rapporté que les agents fédéraux de la police aux frontières (CBP) étaient intervenus après avoir été alertés de coups de feu près d'un hôpital. Le FBI a confirmé l'ouverture d'une enquête, bien que des informations initiales sur les réseaux sociaux aient été rapidement retirées, ce qui ajoute une couche de mystère à cette affaire.
Les autorités ont déclaré que les deux personnes blessées tentaient apparemment de s'enfuir en voiture et auraient mis en danger la vie des agents, qui ont alors répondu par des tirs. Ce récit a des échos de l'incident de Minneapolis, où la version officielle de la légitime défense a été vivement contestée par des manifestants et des membres de la communauté - un point que la présidente du conseil municipal, Elana Pirtle-Guiney, a également évoqué, insistant sur le fait que, selon ses informations, les victimes étaient toujours en vie.
Les agents fédéraux, selon le Ministère de la Sécurité intérieure, avaient pour mission d'interpeller un passager de la voiture, un ressortissant vénézuélien supposément lié à un gang transnational, le Tren de Aragua, qui aurait récemment été impliqué dans des activités criminelles à Portland. Cette information a mis en exergue les tensions déjà existantes autour des opérations policières dans la région.
Cette fusillade a relancé des appels à des réformes dans les pratiques policières, les critiques pointant du doigt une militarisation croissante des forces de l’ordre. Le maire de Portland, Keith Wilson, a exprimé sa préoccupation, déclarant qu'il ne pouvait rester inactif face à une érosion des protections constitutionnelles. Il a appelé la population au calme tout en soulignant que sa ville ne devait pas servir de champ d'entraînement pour des agents militarisés.
En somme, cet épisode tragique soulève des questions cruciales sur la ligne entre la sécurité publique et les droits civiques, un débat qui, selon les experts, risque de se intensifier à mesure que les détails de cette fusillade émergent. Comme le rapportent plusieurs médias, y compris Le Monde, la pression sur les forces de l'ordre et leur stratégie d'intervention est plus forte que jamais.







