Le 8 janvier 2026, le gouvernement vénézuélien a fait un geste significatif en libérant de nombreux prisonniers politiques, y compris l'ancien candidat à la présidentielle Enrique Marquez et la militante Rocio San Miguel. Cette mesure survient dans un contexte tendu, alors que les États-Unis ont récemment capturé Nicolas Maduro, amplifiant la pression sur le régime de Caracas.
Jorge Rodriguez, le président du Parlement vénézuélien, a présenté cette décision comme « un geste unilatéral du gouvernement pour favoriser la coexistence pacifique », bien qu'il n'ait pas précisé le nombre exact ni la nationalité des détenus libérés. De son côté, le gouvernement espagnol a confirmé la libération de cinq de ses ressortissants, dont Rocio San Miguel, détenue depuis février 2024.
La libération de Marquez, qui avait été arrêté en janvier 2025, est aussi un acte symbolique. Marquez avait prévu de se présenter à la présidentielle de juillet 2024 pour représenter l'opposition et contester la légitimité de la réélection de Maduro, largement perçue comme frauduleuse.
Ce développement a soulevé l'enthousiasme parmi les défenseurs des droits de l'homme. Selon l'ONG Foro Penal, le nombre de prisonniers politiques au Venezuela avant cette libération était estimé à 806, ce qui souligne l'ampleur de la répression politique dans le pays. Les experts évoquent un durcissement de la persécution des opposants, particulièrement ces derniers mois.
Delcy Rodriguez, la présidente par intérim, a exprimé sa loyauté envers Maduro en déclarant : « Ici, personne ne s’est rendu... Nous sommes loyaux, et nous nous battrons pour la liberté de tous ». Alors que la tension monte, la situation est surveillée de près par la communauté internationale, notamment par les États-Unis qui reconnaissent leur influence dans ce bouleversement politique.
Ce retour à la dialogue pourrait être une tentative de stabiliser le pays au sein d'une dynamique internationale complexe, marquée par les ambitions pétrolières de Trump et une présence militaire accrue des États-Unis dans la région. Selon des analystes, des décisions de ce type pourraient également être motivées par un besoin urgent de réduire les tensions internes et externes.
Les implications de ces libérations sont vastes et pourraient servir à redresser l'image du pays sur la scène internationale. Le chemin vers la réconciliation reste semé d'embûches, mais ce premier pas pourrait ouvrir la voie à un dialogue constructif, en passant d'un isolement diplomatique à une possible collaboration.







