Le dirigeant kurde syrien Salih Muslim, pilier de l'autonomie politique de la minorité kurde en Syrie, est décédé le 11 mars à Erbil, au Kurdistan d’Irak. Selon le Parti de l’Union démocratique (PYD), qu'il coprésidait, il a lutté contre la maladie durant de longs mois.
Muslim a joué un rôle central dans l'établissement d'une région autonome dans le nord-est de la Syrie, en renforçant les institutions kurdes et leurs forces de sécurité. Son parti, le PYD, a été à la pointe de la lutte pour les droits des Kurdes en Syrie, mais les récents conflits ont conduit à des accords compliqués qui ont mis en péril leurs aspirations à l'autonomie. Les forces syriennes, dirigées par le président Ahmed Al-Charaa, ont cherché à réaffirmer leur autorité sur le territoire, diminuant ainsi l'espoir d'une autonomie durable.
Une vie consacrée « à la cause de son peuple »
Dans un communiqué, le PYD a rendu hommage à Salih Muslim, soulignant qu'il avait dédié sa vie à la défense des droits du peuple kurde. « Il a consacré sa vie à la cause de son peuple, et à la défense de leurs droits légitimes », a déclaré le parti.
Des centaines de sympathisants se sont rassemblés devant un hôpital d’Erbil pour rendre hommage à Muslim après la confirmation de son décès. Selon des reporters de l’AFP, son corps sera transféré en Syrie pour une cérémonie d'enterrement.
Né en 1951 à Kobané, Muslim a été témoin de la première victoire des Kurdes contre l'État islamique en 2015. Ce moment historique a marqué un tournant dans la dynamique des forces kurdes en Syrie, renforçant leur influence et leur lutte pour l'autonomie dans un contexte de conflits complexes.







