Carmen Mejia, une femme originaire du Honduras, a été détenue pendant 22 ans dans une prison texane, accusée d'avoir tué un enfant de 10 mois sous sa garde en le plongeant dans de l'eau bouillante. Le 11 mars, elle a retrouvé sa liberté suite à la révélation que sa condamnation reposait sur des témoignages erronés et des preuves incomplètes. "J'ai cru que j'allais mourir là-bas. J'ai gardé la foi et j'ai cru en Dieu", a déclaré Mejia aux journalistes juste après sa sortie du pénitencier.
À l'âge de 52 ans, Carmen a exprimé sa gratitude envers ses avocats et a qualifié sa libération d'"immense miracle". Bien qu'elle ait été soumise à un ordre d'expulsion en raison de sa condamnation, les autorités américaines ont annulé cette restriction après le nouveau jugement de la cour.
Selon Vanessa Potkin, avocate de l'organisation Innocence Project, qui a pris en charge l'affaire de Carmen : "Bien que nous soyons ravis que le tribunal ait reconnu son innocence, cette grave injustice n'aurait jamais dû arriver". Les affaires d'erreurs judiciaires sont de plus en plus documentées aux États-Unis, et des cas similaires soulèvent des préoccupations sur la fiabilité de certaines expertises médicales.
Un enfant de 10 mois plongé dans l'eau bouillante
Mejia avait été condamnée suite à des témoignages d'experts affirmant que les brûlures subies par le bébé étaient intentionnelles. Ce tragic accident avait conduit au décès de l'enfant, hospitalisé en urgence en 2003. Sa condamnation a également causé la perte de garde de ses quatre autres enfants, qui furent placés en adoption. Cette affaire soulève des questions cruciales sur la justice et la manière dont les preuves peuvent être interprétées, comme l'ont noté des experts en droit.







