La sœur influente du leader nord-coréen, Kim Yo-jong, a exigé des explications de la part de Séoul concernant un survol par un drone de son territoire. Cette demande a été formulée dans un communiqué le 11 janvier, après que la Corée du Nord a annoncé avoir abattu un drone près de Kaesong, une ville proche de la frontière avec le Sud.
En réponse, l’armée sud-coréenne a formellement déclaré qu’elle n'était pas impliquée dans cet incident, ce qui a été également confirmé par le président sud-coréen, Lee Jae-myung, qui a ordonné une enquête approfondie en raison de la gravité de la situation. Dans un communiqué, Kim Yo-jong a exprimé sa satisfaction quant à la déclaration officielle de l’armée sud-coréenne, mais a insisté sur la nécessité d’une « explication détaillée » quant à ce vol, qu'elle a qualifié de « violation de l’espace aérien ».
L’accusation de l’incursion a ajouté une couche de tension alors que le président Lee, élu en juin, avait promis d'améliorer les relations entre les deux pays. De plus, le parquet sud-coréen enquête sur des allégations antérieures de survol de drones au-dessus de Pyongyang, impliquant l’ancien président Yoon Suk Yeol, soupçonné d’avoir orchestré ces vols comme une provocation.
Comme le souligne l'expert en relations internationales Park Yong-han, « cette accusation pourrait être une stratégie de diversion pour détourner l'attention des préoccupations internes en Corée du Nord ». Dans le contexte tendu actuel, les deux nations se trouvent à un carrefour, où chaque geste est scruté et interprété, amplifiant les risques d'escalade.
La situation reste à suivre de près, alors que la diplomatie pourrait se révéler cruciale dans les jours à venir.







