Le président américain Donald Trump a intensifié son ultimatum à Cuba, appelant le pays à "accepter un accord, avant qu'il ne soit trop tard". Dans un message publié sur Truth Social, Trump a averti : "IL N'Y AURA PLUS DE PÉTROLE OU D'ARGENT A DESTINATION DE CUBA - ZÉRO !"
Ces déclarations surviennent à un moment délicat pour Cuba, qui dépend largement des importations de pétrole, notamment du Venezuela. La chute de Nicolas Maduro, le président vénézuélien, a laissé le pays caribéen dans une situation précaire, intensifiée par les récentes opérations militaires américaines qui visent à contrôler le flux énergétique en Amérique Latine.
Dans son message, Trump évoque le long partenariat entre Cuba et le Venezuela, qui a fourni non seulement du pétrole, mais aussi un soutien en matière de services de sécurité en échange. Ces accords, selon lui, sont désormais en péril, avec une promesse de compression des ressources.
Répondant à ces menaces, le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a réaffirmé : "Personne ne nous dicte quoi faire". Le pays continue de chercher du soutien auprès d'alliés comme le Mexique, qui a récemment renforcé ses exportations de pétrole vers Cuba pour pallier la crise engendrée par le départ d'autres partenaires historiques.
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a même qualifié le Mexique de "fournisseur important" de Cuba, soulignant une stratégie d'assistance qui perdure malgré les intimidations américaines. En effet, les rapports indiquent que les livraisons de pétrole mexicain à Cuba pourraient surpasser celles du Venezuela.
Pour l'expert en relations internationales, Jean Valéry, "la tension croissante entre les États-Unis et Cuba pourrait mener à une escalade qui affecterait davantage la région". Les spécialistes s'inquiètent également du blocus naval américain sur le pétrole vénézuélien, qu'ils estiment constituerait "un usage prohibé de la force" contre Cuba, aggravant ainsi la crise énergétique du pays insulaire.
En conclusion, alors que Trump brandit des menaces, Cuba se tourne résolument vers d'autres partenaires, cherchant à diversifier ses sources d'approvisionnement en énergie, tout en naviguant dans une mer d'incertitudes politiques et économiques.







