Le 15 mars, des sources de sécurité pakistanaises ont affirmé avoir mené des attaques ciblées à Kandahar, en Afghanistan, visant des « refuges terroristes ». Selon ces déclarations, les frappes visaient des « infrastructures de soutien et des sites de stockage de matériel utilisés par les talibans et d'autres groupes armés », en réponse à des attaques contre des civils pakistanais.
Les tensions entre le Pakistan et l'Afghanistan perdurent, avec Islamabad accusant son voisin d’héberger des militants du mouvement des talibans pakistanais (TTP), responsables d'attaques sur le territoire pakistanais. Les autorités afghanes, de leur côté, démentent ces allégations.
Des habitants de Kandahar ont rapporté à l'Agence France-Presse avoir observé des avions militaires et entendu des explosions lors des frappes. « De puissantes détonations ont été entendues près d'une base militaire », a témoigné un résident, notant la présence des flammes sur les lieux des frappes.
Hibatullah Akhundzada, le leader des talibans, se trouverait à Kandahar. En réponse aux attaques, Zabihullah Mujahid, porte-parole du gouvernement taliban, a démenti les frappes sur des installations militaires, affirmant qu’elles avaient en réalité touché « un centre de réhabilitation pour toxicomanes » et un « container vide » sans faire de victimes.
Des déplacements massifs de populations
Les conflits récents ont également entraîné le déplacement de plus de 115 000 personnes en Afghanistan, selon un bilan de l'ONU. Les frappes aériennes pakistanaises, qui incluent une opération sur Kaboul, ont également fait état de quatre civils tués, suscitant l'indignation internationale.
Tout ceci fait suite à une escalade des tensions entre les deux pays, avec des affrontements violents ayant débuté fin février. La situation est exacerbée, avec des exécutions de civils en hausse et une crise humanitaire se profilant dans la région.
Les observateurs se demandent comment cette escalade pourrait influencer les relations diplomatiques complexes entre l'Afghanistan, le Pakistan, et potentiellement d'autres nations de la région, alors que les autorités afghanes et pakistanaises semblent incapables de trouver un terrain d'entente.
Alors que les violations des droits humains augmentent, il est crucial que la communauté internationale s'implique pour trouver des solutions durables qui garantissent la sécurité des civils des deux côtés de la frontière.







