Dimanche 11 janvier, plus de 2000 personnes ont pris d'assaut les rues de Paris, rassemblées par les partisans de Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah d'Iran et figure de l'opposition en exil. Avec des slogans tels que « Non à la république islamiste terroriste », cette manifestation a révélé le soutien croissant à la contestation qui secoue l’Iran depuis plusieurs semaines.
Les manifestants, représentant diverses générations, ont défilé avec des drapeaux de l'ancien régime impérial et même des drapeaux israéliens, tout en étant empêchés de s'approcher de l'ambassade d'Iran à Paris par la préfecture. « Fermez l'ambassade des mollahs, fabrique de terroristes », scandaient-ils avec passion.
Reza Pahlavi, sur la chaîne américaine Fox News, a affirmé « être prêt à retourner en Iran dès que possible » pour « mener la transition » et permettre aux citoyens iraniens d'élire librement leurs dirigeants.
Cette vague de manifestations, qui a débuté à Téhéran le 28 décembre, a été déclenchée par la montée des prix et la dévaluation de la monnaie, et elle s'est étendue à d'autres villes iraniennes. Les citoyens exigent maintenant la fin de la République islamique établie depuis 1979.
Le président Massoud Pezeshkian a récemment déclaré que les « émeutiers » ne devraient pas être autorisés à troubler la société iranienne, soulignant la tension actuelle dans le pays. Selon l'ONG Iran Human Rights, au moins 192 manifestants ont perdu la vie depuis le début de cette vague de désobéissance, un chiffre qui pourrait augmenter considérablement étant donné le manque d'informations en provenance d'Iran.
Les témoignages aident à comprendre l’ampleur de la situation. Un expert régional a commenté que « l'unité des Iraniens à l'étranger, comme à Paris, est cruciale pour créer une pression internationale sur le régime », alors que la communauté internationale scrute les événements avec attention.
Ainsi, cette manifestation à Paris ne fait que renforcer les échos des revendications pour un changement de régime, redoublant d'importance à une époque où les voix de la liberté sont plus que jamais nécessaires.







