Dans un retournement inattendu, Bill Clinton, l'ancien président américain, a choisi de ne pas comparaître mardi dernier devant le Capitole à Washington pour répondre aux questions liées à ses liens avec Jeffrey Epstein, le tristement célèbre criminel sexuel. Un refus qui pourrait le mettre, ainsi que son épouse Hillary, dans la ligne de mire de poursuites pour entrave à la justice.
James Comer, président d'une commission influente à la Chambre des représentants, a exprimé sa frustration face à cette absence, soulignant qu'« aucune accusation personnelle » n'avait été formulée contre Clinton. « Nous avons simplement des interrogations », a-t-il ajouté. Dans un communiqué envoyé à la presse, le couple Clinton a qualifié les assignations à comparaître de "légalement non valables", dénonçant les manœuvres de la commission qui, selon eux, privilégieraient d'autres anciens responsables en leur permettant d'éviter une comparution en personne.
La missive du couple, d'un ton acerbe, a également évoqué leur intention de partager ce qu'ils savent sur Epstein, dont les crimes ont été décrits comme "horribles". Cela fait écho à la remarque de Hillary Clinton, qui avait précédemment exprimé son indignation face aux abus commis par Epstein, notant que cela lui tenait à cœur.
À l'échelle nationale, l'affaire continue de concerner d'autres personnalités publiques. Donald Trump, qui avait un jour fait partie du cercle d'amis d'Epstein, a lui aussi été sous le feu des projecteurs, avec des appels à enquêter sur ses éventuels liens avec le financier. "J'ai rompu avec lui avant que la presse n'en parle", a-t-il affirmé, tout en promettant que des révélations seraient faites lors de sa campagne de réélection de 2024.
La mort d'Epstein en 2019, qui a dû faire face à des accusations d'exploitation sexuelle sur plus d'un millier de jeunes femmes, a nourri de nombreuses théories du complot, notamment celle selon laquelle il aurait été éliminé pour protéger des personnalités influentes. D'après plusieurs experts, le refus des Clinton de répondre pourrait accroître les spéculations et les appels à la transparence sur ce dossier sensible.
Alors que l'affaire Epstein semble loin d'être close, elle met en lumière les questionnements persistants sur les relations de certaines figures politiques avec des individus controversés. Les débats autour de cette affaire ne feront probablement que continuer à s'intensifier, plongeant davantage encore le paysage politique américain dans une tourmente éthique.







