Les membres de la mission Crew-11 ont quitté la Station spatiale internationale (ISS) prématurément le mercredi 14 janvier, en raison d'une inquiétude médicale attisant l'urgence de leur retour. Ce départ inattendu a été confirmé à l'issue d'une évaluation médicale jugée nécessaire, mais il ne s'agit pas d'une évacuation d'urgence, comme l'a indiqué la NASA. Le porte-parole de l'agence spatiale, Rob Navias, a affirmé que l'astronaute concerné ''était et restait dans un état stable''.
À bord d'une capsule Dragon de SpaceX, les astronautes Mike Fincke, Zena Cardman, Oleg Platonov et Kimiya Yui devraient amerrir au large des côtes californiennes, à environ 9h40, heure française. Mike Fincke a rassuré le public sur LinkedIn, déclarant que cette décision, bien que ''douce-amère'', était ''réfléchie pour permettre des examens médicaux appropriés'' sur Terre.
La situation a été provoquée par un ''risque persistant'' et une ''incertitude quant au diagnostic'', comme l’a expliqué le médecin chef de la NASA, James Polk. Cette mesure a été prise après le report d'une sortie extravéhiculaire planifiée pour le 8 janvier.
Des experts ont souligné que les astronautes sont préparés à gérer diverses urgences santé dans l'espace. Leurs mois passés à l'ISS ont été dédiés à des recherches scientifiques sur des sujets allant de la biologie des cellules souches à la simulation d'alunissage dans le cadre du programme Artemis, prévoyant le retour des États-Unis sur la Lune.
Initialement, ces astronautes de la mission Crew-11 devaient rester à bord de l'ISS jusqu'à la rotation de l’équipage prévue pour la mi-février. L'arrivée d'une nouvelle équipe, Crew-12, dont fera partie l’astronaute française Sophie Adenot, pourrait ainsi être avancée. Depuis sa mise en service en l'an 2000, l'ISS demeure un modèle de collaboration internationale, rassemblant des acteurs des États-Unis, de l'Europe, du Japon et de la Russie.







