Dans un contexte d'agitation politique grandissante, Donald Trump a récemment déclaré que les "tueries en Iran avaient pris fin", évoquant une cessation des violences suite à la répression brutale des manifestations par le régime iranien. Cependant, son analyse de la situation, à l'occasion d'un événement à la Maison Blanche, laisse des questions en suspens notamment sur une possible intervention militaire américaine.
Lors de son intervention, Trump a précisé que ces affirmations provenaient de sources jugées crédibles, selon lesquelles les exécutions de manifestants prévues allaient finalement être annulées. Face à un journaliste de l'AFP, le président a exprimé sa volonté de "suivre les développements de près" sans toutefois écarter la possibilité d'une réponse militaire, soulevant ainsi des interrogations dans les cercles diplomatiques.
La répression en Iran, décrite comme l'une des plus sévères depuis la création de la République islamique en 1979, a été dénoncée par plusieurs organisations de défense des droits humains. Selon Iran Human Rights, plus de 3 400 manifestants auraient été tués depuis le début des troubles en décembre dernier, et plus de 10 000 individus auraient été arrêtés. Cette réalité contraste fortement avec les assurances fournies par le ministre iranien Abbas Araghchi, qui a affirmé que "le calme règne" dans le pays.
D'autres responsables iraniens, tout en s'ouvrant à des négociations, ont intensifié leur rhétorique à l'égard des États-Unis. Le chef des Gardiens de la Révolution a déclaré que l'Iran ripostera "de manière décisive" à toute menace extérieure. Cette montée des tensions a été accentuée par le retrait partiel du personnel américain de la base d'Al-Udeid au Qatar, reflet d'une instabilité régionale croissante.
Alors que les autorités iraniennes affirment avoir rétabli l'ordre, des craintes subsistent quant à l'utilisation potentielle de la torture et à la mise en œuvre de procès sommaires pour les manifestants arrêtés. Cette situation a conduit plusieurs pays, dont le Royaume-Uni et l'Espagne, à recommander à leurs ressortissants de quitter l'Iran en raison des risques croissants.
Pour sa part, la France a exprimé sa préoccupation face aux événements récents, le ministre des Affaires étrangères appelant la République iranienne à mettre un terme à cette violence. À l'échelle internationale, l'ONU a également manifesté son indignation et des sanctions ont été évoquées par des dirigeants européens, tels que Ursula von der Leyen. Trump a annoncé, de son côté, des sanctions à effet immédiat sur les partenaires commerciaux de l'Iran.
Dans ce contexte d'incertitude et de tension extrême, la situation en Iran reste à surveiller de près tant sur le plan interne qu'au niveau des relations internationales, alors que les défis posés par le régime continuent de susciter des inquiétudes à l'échelle mondiale.







