Le réseau social X, dirigé par Elon Musk, a récemment annoncé de nouvelles mesures pour interdire à son outil d'intelligence artificielle, Grok, de « déshabiller » des personnes réelles. Cette décision fait suite à une vague d'indignation internationale et à la pression exercée par diverses autorités gouvernementales. Selon X, « nous avons mis en place des mesures technologiques pour empêcher l'édition d'images de personnes réelles dans des tenues révélatrices, comme des bikinis », a déclaré la plateforme dans un message publié sur son site.
La restriction s'applique à tous les utilisateurs, y compris ceux ayant souscrit à des abonnements payants. Cependant, X a noté qu'un blocage géographique était également en place dans les zones où la législation l'impose, laissant planer une certaine incertitude sur l'universalité des restrictions.
Depuis début janvier, la capacité de Grok à générer des images est réservée aux utilisateurs payants, suscitant des interrogations sur l'éthique derrière son utilisation. Bien que X ait affirmé prendre des mesures contre les contenus illégaux, notamment pédopornographiques, des voix critiques se sont élevées. Des groupes de défense des droits et des utilisateurs d’Internet ont exprimé leur inquiétude concernant la responsabilité d’une telle technologie.
Comme le rapporte le quotidien Le Monde, Elon Musk a toujours été un fervent défenseur de la liberté d’expression. Cependant, ses récentes déclarations suggèrent une tentative de réinstaurer des normes éthiques et de protéger les individus dans l’espace numérique. Dans un message adressé à ses utilisateurs, Musk a déclaré : « Toute personne utilisant Grok pour créer du contenu illégal sera sanctionnée de la même manière que si elle publiait du contenu illicite directement. »
Les mesures prises par X, bien qu'elles aient été accueillies avec réticence, témoignent d'une prise de conscience croissante des enjeux éthiques liés à l'intelligence artificielle et à la création de contenus numériques. La situation continue d'évoluer alors que les régulateurs du monde entier examinent de plus en plus les implications légales de ces technologies émergentes.







