La lutte contre le réchauffement climatique aux États-Unis prend un tournant préoccupant. L'administration de Donald Trump est sur le point d'annuler une mesure emblématique adoptée sous Barack Obama, qui a servi de fondement à l'action fédérale contre les émissions de gaz à effet de serre.
Connue sous le nom de « constat de mise en danger », cette décision de l'Agence de protection de l'environnement (EPA) datant de 2009 reconnaît la dangerosité de six gaz à effet de serre pour la santé publique, plaçant ainsi ces substances sous le contrôle d'une régulation stricte. La révocation imminente de cette mesure soulève de vives inquiétudes chez les défenseurs de l'environnement qui craignent un affaiblissement des protections réglementaires essentielles.
« Il s'agit d'une attaque directe contre la capacité fédérale à agir face à la crise climatique », déclare Manish Bapna, président du Natural Resources Defense Council. Il qualifie cette démarche de « transformation de l'EPA en une agence pro-pollution » et promet de contester cette décision en justice. Ce retour en arrière est d'autant plus paradoxal que les preuves scientifiques de l'urgence climatique se sont renforcées depuis 2009, comme le rappelle un groupe de plus de 1 000 scientifiques dans une lettre ouverte.
Localement, l'impact de cette abrogation pourrait se faire sentir dans de nombreuses régulations, notamment celles qui concernent les normes d'émission des véhicules. Lee Zeldin, le chef de l'EPA et fervent défenseur des industries fossiles, se réjouit des possibilités qu'une telle déréglementation ouvre. « Si cela se concrétise, ce serait la plus grande déréglementation de l'histoire des États-Unis », a-t-il déclaré lors d'une récente visite.
Les climatologues, quant à eux, s'alarment du fait que 2025 a été confirmé comme l'une des années les plus chaudes enregistrées sur la planète. Le Monde rapporte également que ce développement s'inscrit dans une tendance plus large de réévaluation des politiques environnementales, visant à favoriser les combustibles fossiles au détriment de l'action climatique, une dynamique qui se renforce à chaque annonce de l'administration actuelle.
Dans un climat de plus en plus tendu, des batailles juridiques sont à prévoir alors que le sujet du climat continue de diviser l'opinion publique et les décideurs politiques. La situation est d'autant plus préoccupante que ces décisions pourraient avoir des implications non seulement sur l'avenir climatique des États-Unis, mais aussi sur celui du monde entier.







