Paris a récemment exprimé son souhait d'organiser un exercice de l'Otan au Groenland, une opportunité significative alors que les tensions transatlantiques atteignent des niveaux préoccupants. Cette proposition a été confirmée par l'Elysée, comme rapporté par France Télévisions le 21 janvier.
Cette volonté française intervient dans un contexte où le Groenland, terrain convoité par le président américain Donald Trump, est au cœur de nombreux débats géopolitiques. Lors du Forum économique mondial à Davos, Emmanuel Macron a exprimé ses inquiétudes concernant les tentatives des États-Unis de « subordonner l'Europe », et a qualifié de « inacceptables » les menaces émises par les États-Unis envers le Danemark, un allié fidèle de l'Otan.
Trump, présent à Davos, se prépare à des discussions directes avec les dirigeants européens. Sa volonté d'annexer le Groenland alimente des tensions déjà palpables. À ce sujet, il a intrigué les journalistes avec une réponse mystérieuse : « Vous le découvrirez ».
Dans le même temps, le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a exhorté ses concitoyens à se préparer à d'éventuelles conséquences militaires de cette escalade, en réponse aux périls proférés par Trump. Le président lituanien, Gitanas Nauseda, a également souligné que toute action militaire des États-Unis contre un allié renforcerait la fracture au sein de l'Otan.
Alors qu'un climat d'incertitude s'installe sur ce territoire stratégique, les alliés de l'Otan, dont la France, semblent déterminés à réaffirmer leur présence et leur solidarité face à une menace perçue comme sérieuse et imminente.







