Interrogé lors du Forum économique mondial à Davos, Scott Bessent a exprimé son désintérêt concernant les éventuelles liquidations de bons du Trésor américains, malgré les menaces de Donald Trump d'imposer des sanctions douanières à l'encontre des pays européens s'opposant à ses projets concernant le Groenland. "Je ne m'inquiète pas du tout de cela", a-t-il déclaré.
Bessent a qualifié l'investissement danois dans les obligations américaines, ainsi que le Danemark lui-même, de "sans importance". Selon lui, les capitaux internationaux continuent d'affluer vers les États-Unis. "Nous avons battu des records d'investissement étrangers et nos adjudications sont solides", a-t-il ajouté. Cette affirmation intervient alors que la présidence Trump subit des critiques pour son approche agressive sur des questions internationales, notamment vis-à-vis du Groenland.
"Je ne suis pas du tout inquiet. Encore une fois, en tant que secrétaire au Trésor, je vois nos adjudications (...) et nous avons enregistré des investissements étrangers record."
Les répercussions des tensions entre États-Unis et France
Emmanuel Macron a suggéré que l'Union européenne devrait envisager de mettre en œuvre des mesures restrictives envers les multinationales américaines pouvant nuire aux intérêts européens. Scott Bessent a critiqué ces déclarations, qualifiant les propos du président français d'"incendiaires". Il a réagi à l'annonce de la France concernant un exercice de l'OTAN au Groenland, affirmant que Macron aurait dû prioriser des préoccupations plus pressantes, tant pour son gouvernement que pour ses concitoyens.
"Si c'est tout ce que le président Macron a à faire (...) alors que le budget français est en ruine, je lui suggérerais de se concentrer sur d'autres choses pour le peuple français."
Le secrétaire d'État a également abordé le défi que représente la restitution des îles Chagos au Royaume-Uni, en soulignant que cela pourrait nuire aux relations bilatérales. Il a invité les détracteurs de la politique de Trump quant au Groenland à rester ouverts aux arguments de cette dernière. "Ils devraient attendre et écouter le président Trump", a-t-il déclaré.
Enfin, Bessent a affirmé que la stratégie américaine au sein du G20 serait centrée sur la croissance, poussant un mantra : "grandir, bébé, grandir".







