Le 20 janvier 2026, l'administration de Donald Trump a annoncé une nouvelle procédure visant à simplifier les démarches pour l'extraction minière dans les eaux internationales. Cette initiative rapproche les États-Unis d'un lancement unilatéral de cette pratique controversée, comme le souligne le site Ouest-France.
Ce document de 113 pages, élaboré par la NOAA, fusionne deux étapes d'autorisation, facilitant ainsi le passage de l'exploration à l'exploitation. Cela fait suite à l'instruction de Trump en avril, demandant l'accélération des permis d'extraction, même en dehors des eaux américaines.
La législation actuelle, régie par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, et administrée par l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM) est contournée, car les États-Unis ne sont pas signataires. L'administration américaine défend cette initiative en mettant en avant les avancées technologiques et les informations accumulées grâce aux recherches en haute mer.
Cependant, cette décision suscite de vives inquiétudes parmi les défenseurs de l'environnement. Selon Emily Jeffers, avocate au Centre pour la diversité biologique, la délivrance simultanée des permis pourrait conduire à des conséquences majeures sans évaluation préalable des impacts sur des écosystèmes méconnus: "Cela compromet notre capacité à comprendre et à protéger ces environnements fragiles." France 24.
Des entreprises comme The Metals Company ont déjà commencé à agir, soumettant des demandes d'extraction, malgré les avertissements de l'AIFM. Les fonds marins sont convoités pour leur richesse en métaux précieux, notamment ceux utilisés dans les véhicules électriques et les technologies modernes. Cependant, les risques associés à cette extraction, tels que la libération de métaux lourds, préoccupent de nombreux scientifiques.
En juin, Emmanuel Macron a exprimé son désaccord sur cette exploitation, la qualifiant de "folie" tant que nous manquons de connaissances sur ces environnements. Avec près de quarante pays soutenant un moratoire sur cette activité, la pression internationale s'intensifie face à une exploitation minière dont les conséquences restent largement inconnues. Aucune extraction commerciale n'a encore eu lieu, mais la situation évolue rapidement, laissant entrevoir un avenir incertain pour nos océans.







