Lors de la deuxième journée du procès d'Emmanuel Abayisenga, accusé du meurtre du prêtre Olivier Maire, le silence de l'accusé a pesé lourdement dans la salle d'audience. Forcé de quitter sa cellule, Abayisenga, un Rwandais de 45 ans, reste silencieux face aux accusations. Ce procédé judiciaire se déroule à La Roche-sur-Yon, et l'absence de réponse de l'accusé contraste avec la douleur palpable des proches de la victime.
Les frères jumeaux d'Olivier, Jérôme et Stéphane, ont pris la parole pour évoquer leur chagrin. "Un jour ne passe sans que je ressente l'absence de mon frère, une absence que je ne peux comprendre", a partagé Jérôme, 63 ans. "Son sourire me manque, particulièrement lors des retrouvailles familiales. Nous étions comme des triplés, chacun avec nos différences". Stéphane rajoute : "Il nous manque. On veut comprendre pourquoi cela a eu lieu. Olivier incarnait la non-violence, il prônait la paix".
Les paroles des frères révèlent la profondeur de leur chagrin. "J'ai réalisé après sa mort combien il était érudit et attentif aux autres", a ajouté Stéphane, tenant à souligner la richesse des valeurs qu'Olivier représentait.
Les parents d'Olivier, âgés de 91 et 89 ans, assistent dignement au procès, témoignant d'un courage admirable face à la dure réalité des images projetées montrant le corps de leur fils. Les investigations continuent de s'interroger sur le mobile et la préméditation entourant ce meurtre tragique. Abayisenga a, selon ses dires, agi en réponse à des provocations, ce qui ne saurait justifier son acte. Les éléments de preuve, contradictoires à ses déclarations, soulèvent de nombreuses interrogations parmi les experts et les jurés présents.
Ce procès soulève également la question de la santé mentale de l'accusé, un point qui sera discuté dans les prochains jours, lorsque des experts psychiatres seront entendus. Ce drame échappe à la simple tragédie personnelle, il questionne l'ensemble de la société.
Alors que le procès se poursuit, de nouveaux témoignages devraient éclairer cette affaire qui touche au cœur des valeurs de compassion et de coexistence humaine, rappelant le message d'amour et de paix qu'Olivier Maire a toujours promu dans sa vie.







