Myriam Régimon, maire de Soussac, petite commune de Gironde, conjugue habilement ses deux passions : l'enseignement et la gestion municipale. Responsable de l'école primaire de Monségur, elle s'investit pour offrir une éducation de qualité tout en veillant au développement de sa commune de 192 habitants.
« Trouver des remplaçants en milieu rural est complexe », déclare-t-elle. En effet, l'absence de professionnels dans les zones rurales est un défi persistant. Au sein de la communauté des communes de l'Entre-deux-Mers, la baisse de la démographie scolaire soulève des préoccupations concernant le maillage éducatif.
En tant que présidente du regroupement pédagogique intercommunal (RPI), Régimon observe une disparité croissante. « Nous devons maintenir un service scolaire accessible, tout en luttant pour un nombre suffisant d'enseignants », explique-t-elle. Les problématiques de remplacement et de répartition des élèves sont au cœur de ses préoccupations.
Dans ce contexte difficile, elle est en négociation constante avec l'Éducation Nationale pour garantir des postes adaptés aux besoins locaux. Elle admet que ces discussions ne sont pas toujours simples, notamment au sein du conseil communautaire où les budgets peuvent susciter des tensions. « Parfois, cela ressemble à une cour de récréation », confie-t-elle en souriant.
Myriam Régimon n'est pas seule dans son combat. Des experts en éducation soulignent l'importance de maintenir des écoles dans des villages comme Soussac. En effet, un accès facile à l'éducation est crucial pour la pérennité de ces petites collectivités. Des voix s'élèvent pour rappeler que l'éducation est un pilier fondamental qui doit être protégé, notamment pour les générations futures.
En somme, Myriam Régimon incarne la dynamique d'une France rurale qui lutte pour sa vitalité, illustre des enjeux cruciaux pour l'avenir de l'éducation en milieu rural et montre que le dévouement d'un maire peut faire la différence dans la vie quotidienne de ses concitoyens.







