Les mesures destinées à promouvoir la production « made in Europe » pour le secteur automobile et d'autres industries, initialement attendues à la fin de ce mois, ont été repoussées, comme l'a déclaré le cabinet de Stéphane Séjourné, commissaire européen. Ce plan, qui fait partie du projet de loi « d’accélération industrielle », devait d'abord être présenté en décembre. Son annonce a maintenant été décalée au 29 janvier, et pourrait encore subir des retards.
Ce report soulève des inquiétudes, en particulier dans le contexte d'une « préférence européenne » qui obligerait les entreprises bénéficiant de financements publics à acheter des composants produits en Europe. Cette initiative, bien que soutenue par la France pour protéger ses propres intérêts industriels, fait face à une forte résistance de la part d'autres pays comme l'Allemagne, qui craignent que cela n'augmente les coûts pour leurs constructeurs automobiles.
Selon le bureau de Stéphane Séjourné, ce délai vise à garantir un haut niveau d'ambition dans le développement de ce texte. « Le Vice-Président reste déterminé à respecter les engagements pris lors du dernier Conseil de compétitivité », a-t-on affirmé. Ce report intervient alors que les pays européens continuent de débattre des implications de ces mesures sur leur compétitivité et leurs chaines d'approvisionnement.
D'après des experts de l'industrie, le besoin d'une politique cohérente et adaptée est crucial pour maintenir la viabilité des producteurs européens face au marché mondial. Comme l'indique le rapport de Le Monde, des discussions intensifiées portent sur la nécessité d'une coordination européenne pour répondre à la crise énergétique et à la demande croissante de voitures électriques.
Le nouvel échéancier des mesures attendues reste flou, mais il est pressenti qu'une annonce pourrait intervenir aux alentours du 25 février, bien que cette date ne soit pas encore confirmée. Ainsi, les acteurs de l'industrie automobile, en particulier ceux liés à l'électrique, continuent d'observer attentivement les évolutions de cette politique cruciale pour leur avenir.







