Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, le quotidien canadien Globe and Mail a révélé que l'armée canadienne a commencé à étudier un scénario d'invasion militaire potentielle par les États-Unis. Cette initiative serait une première en plus d'un siècle et s'inscrit dans le cadre d'une réflexion stratégique que certains responsables gouvernementaux considèrent comme hautement théorique.
Cette démarche coïncide avec les déclarations répétées de Donald Trump, qui exprime son souhait que le Canada devienne le 51e État américain. Bien que les responsables soulignent que ce modèle n'est pas un plan opérationnel concret, il illustre les inquiétudes grandissantes sur les ambitions américaines et les dynamiques politiques changeantes.
Le président américain, qui a récemment publié des images générées par intelligence artificielle sur son réseau social Truth Social, montre le drapeau américain englobant le Canada et d'autres territoires. Ces déclarations alimentent les spéculations sur un éventuel changement de rapport de force en Amérique du Nord.
D'après les modélisations de l'armée canadienne, les forces américaines pourraient neutraliser en moins d'une semaine des positions stratégiques clés au Canada, ce qui amène à envisager des tactiques de guérilla pour une réponse canadienne, semblables à celles utilisées lors des conflits en Afghanistan.
Ce genre de scénarios invraisemblables, bien que jugés peu probables par les experts, pourrait amener Ottawa à diversifier ses approches stratégiques pour renforcer sa défense nationale. Richard Fadden, ancien directeur du Service canadien de renseignement de sécurité, a exprimé son inquiétude : Il est essentiel d’envisager tous les scénarios. La guerre froide est peut-être derrière nous, mais les tensions géopolitiques restent présentes.
Le Canada, membre fondateur de l'OTAN, continue de collaborer étroitement avec Washington dans le domaine de la défense aérienne via le NORAD. Cette relation, toutefois, nécessite un examen minutieux à la lumière de ces nouvelles réflexions stratégiques.
Sources : Globe and Mail, AFP.







