Avec son initiative de créer un « conseil de paix », Donald Trump cherche à s'imposer comme un acteur majeur de la diplomatie mondiale, tout en critiquant ouvertement l'ONU. Ce projet, selon l'annonce officielle, vise à instaurer un nouvel équilibre géopolitique et à régler des conflits, notamment entre le Hamas et Israël.
La Maison-Blanche précise que pour devenir membre de ce conseil, un état devra débourser un milliard de dollars afin d'obtenir un siège permanent. Ce modèle financier a suscité des interrogations, certains analystes se demandant si cela ne signifie pas une marchandisation de la diplomatie. L'initiative est déjà accueillie avec scepticisme par des pays comme la France ou le Canada, qui ont décliné l'offre, tandis que d'autres, tels que la Hongrie et l'Argentine, montrent un intérêt évident.
Ce conseil n’a pas pour but de se limiter aux conflits contemporains, mais il pourrait également se vouloir comme un concurrent direct de l'ONU. Dans un préambule soumis aux nations invitées, on peut lire que le conseil se veut capable de « rétablir une gouvernance fiable et légitime », un écho direct aux critiques américaines sur l'inefficacité perçue des institutions actuelles.
Des experts, comme Ariane Quentier, ancienne porte-parole de l'ONU, qualifient cette initiative de « coup de canif » dans l'autorité des Nations Unies. Elle souligne que l'initiative de Trump risque de créer des divisions dans la communauté internationale, précisant que les Nations Unies ont toujours été un symbole d'espoir et d'unité depuis leur création.
Trump a déjà contacté environ 60 chefs d'État. Parmi eux, des figures controversées comme Vladimir Poutine et Javier Milei pourraient voir dans ce conseil une occasion d'étendre leur influence. Comme l'indique un rapport de Le Monde, la Russie pourrait tirer profit d'une telle organisation pour redéfinir certains rapports de force mondiaux.
En outre, les pays émergents, en quête de reconnaissance sur la scène internationale, pourraient envisager ce nouveau cadre comme une possibilité d'accéder à un nouveau type de diplomatie, loin des normes établies par l'ONU. Les raisons de l'èsprit critiques à l'égard de Trump et de son conseil de paix sont légion, mais il pourrait également représenter une évolution positive pour certains États cherchant à diversifier leurs partenariats.
En somme, l’initiative de Donald Trump pose la question de la solidité des institutions comme l’ONU face à des projets alternatives. Alors que certains pays montrent un intérêt, d'autres craignent les conséquences d'une telle fragmentation de l'ordre mondial, comme indiqué dans un article du Figaro. La réponse à cette question pourrait déterminer l'avenir de la diplomatie au 21ème siècle et marquer un tournant décisif dans la manière dont les États interagissent les uns avec les autres.







