Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment confirmé avoir reçu une invitation pour participer à un "conseil de paix" proposé par Donald Trump. Ce projet ambitieux vise à trouver des solutions aux conflits internationaux, tout en se posant comme un concurrent à l'ONU. Cependant, Zelensky a exprimé sa perplexité face à l'idée de siéger aux côtés de la Russie dans ce cadre.
Dans une conférence de presse le 20 janvier, le président ukrainien a déclaré : "Nos diplomates travaillent sur cette invitation, mais il est très difficile pour moi d'imaginer comment nous pourrions collaborer avec la Russie dans un tel conseil". Cette inquiétude reflète la tension persistante entre Kiev et Moscou, exacerbée par le conflit armé qui sévit depuis plusieurs années.
De nombreux analystes jugent que le conseil de paix proposé par Trump pourrait être perçu comme une manœuvre politique, davantage destinée à asseoir son influence qu'à favoriser un dialogue constructif. Comme l'a souligné l'expert en relations internationales Pierre Servent, "un conseil regroupant des nations en conflit nécessite un minimum de confiance, ce qui est loin d'être le cas actuellement entre l'Ukraine et la Russie".
En parallèle, plusieurs pays, dont la France, hésitent à rejoindre cette initiative, estimant que cela pourrait miner l'autorité des institutions internationales existantes. Le ministre des Affaires étrangères français a récemment déclaré : "Nous soutenons les mécanismes en place, qui doivent être renforcés plutôt que contournés".
La position de Zelensky face à cette invitation témoigne des défis politiques complexes auxquels l'Ukraine est confrontée dans ce contexte international. Il reste à voir comment cette situation évoluera et si un dialogue pourra s'instaurer, même dans le cadre d'une initiative aussi controversée.







