Deux nouveaux corps ont été retrouvés, ce jeudi 22 janvier, sur le site de la collision entre deux trains à grande vitesse à Adamuz, en Andalousie, portant le bilan tragique à 45 morts, selon les rapports des secours.
Le porte-parole de l'Agence France-Presse (AFP) a indiqué qu'il s'agissait des derniers dépouilles manquantes, découvertes dans un wagon du train Alvia de la compagnie nationale Renfe. Ce dernier a été heurté de plein fouet par un train de l’opérateur privé Iryo, qui a dévié sur sa voie. Au total, 45 signalements de disparition ont été enregistrés, suggérant que le nombre définitif de décès devrait s'élever à 45.
La collision s'est produite dimanche en fin de journée alors que les deux trains circulaient à plus de 200 km/h et transportaient plus de 500 passagers.
Un accident « extrêmement étrange »
Les enquêteurs se concentrent maintenant sur les causes de cet accident, qualifié « extrêmement étrange » par le ministre des Transports, Oscar Puente. La collision s'est produite sur une ligne droite, sur une section de voie récemment rénovée, alors que trois trains avaient passé le même endroit « vingt minutes avant » sans signaler d'anomalies.
Selon le ministre, l'enquête doit déterminer si la rupture d’un tronçon de la voie est « la cause ou la conséquence » du déraillement du train Iryo. Par ailleurs, la vitesse des trains n’a jamais été mise en doute et le président de Renfe, Alvaro Fernandez Heredia, a limité la possibilité d'une erreur humaine, indiquant que l'accident pourrait être attribué à « un problème d'infrastructure » ou au matériel roulant d’Iryo.
Face à cette tragédie, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a promis une « transparence absolue » pour faire toute la lumière sur cet incident, rappelant la douleur d'un autre déraillement meurtrier survenu il y a plus de dix ans près de Saint-Jacques-de-Compostelle, ayant fait 80 victimes. Un rapport préliminaire sur cet accident devrait être publié « dans deux à trois mois », avec une version définitive attendue dans un an, a précisé César Franco, président du Conseil général des ingénieurs industriels.







