Le tribunal correctionnel de Niort a rendu son verdict le 22 janvier 2026, alors que l'affaire concernait un grave accident de travail survenu le 17 juillet 2021. La société Bellavol, située à Moncoutant-sur-Sèvre et spécialisée dans la fabrication d'aliments pour volailles, a contesté sa responsabilité suite à l'accident dramatique qui a coûté un pied à l'un de ses salariés, Joris.
Ce jour-là, alors qu'il accomplissait une opération de nettoyage autour de deux machines, Joris a été confronté à un accident terrible. Pensant avoir terminé, il s'est approché d'un collègue pour discuter d'un malaxeur défectueux. En revenant sur ses pas, son pied droit a été laissé sur un escabeau, tandis qu'il a posé son pied gauche sur le bord de l'hygiéniseur, dont une vis sans fin était en marche. Joris témoigne : J’ai dû m’arracher le membre tout seul sinon j’allais être happé par la machine.
« Je trouve cela indécent »
Au cours du procès, l’actuel dirigeant de Bellavol a exprimé sa compassion envers la victime, tout en niant toute responsabilité. Le témoignage d’un collègue a révélé que Joris n’aurait jamais dû se trouver à ce poste, ajoutant que son statut précaire avait contribué à cette tragédie. L'avocate de la partie civile, Me Stéphanie Trapu, a exprimé son indignation : Si mon client est infirme à vie, c’est de sa faute. C’était un employé à titre précaire...
Elle a souligné la formation insuffisante des employés, affirmant qu'il n'avait pas reçu la préparation nécessaire pour travailler en sécurité.
Les investigations effectuées depuis janvier 2020 ont montré que l'entreprise était consciente des risques associés à l'utilisation de cette plateforme, mais le rapport de l'Apave n'avait pas pris en compte l'environnement de l'accident. Selon l'avocate, Joris a perdu les deux tiers de son pied et n'a pas encore reçu de prothèse depuis sa consolidation, il y a seulement quelques mois.
Finalement, le tribunal a rendu son délibéré le 22 janvier 2026, déclarant la SAS Bellavol non coupable. La demande de la partie civile de renvoi sur intérêts civils a également été rejetée, laissant la victime dans une situation précaire et controversée.







