Le président américain, Donald Trump, a provoqué une onde de choc jeudi en affirmant que les pays membres de l'OTAN sont demeurés « un peu loin des lignes de front » pendant le conflit en Afghanistan. Cette déclaration a été rapidement dénoncée par Mette Frederiksen, la première ministre danoise, qui a qualifié son discours d’« insupportable » sur les réseaux sociaux.
Sur Facebook, Frederiksen a exprimé sa consternation, indiquant : « Il est insupportable que le président américain porte atteinte à l'engagement des soldats alliés en Afghanistan. Les vétérans danois ont raison, aucun mot ne peut décrire à quel point cela fait mal. » Cette indignation fait écho aux déclarations de l'Association des vétérans danois, qui a souligné l’importance de cet engagement en ces termes : « Le Danemark a toujours été aux côtés des États-Unis dans des zones de crise lorsque cela été demandé. »
Les vétérans prévoient d’organiser une marche silencieuse le 31 janvier à Copenhague pour manifester leur mécontentement face aux attaques de Trump.
Propos « insultants »
Lors d'une interview avec Fox News, Trump a irrité non seulement Frederiksen mais aussi le premier ministre britannique Keir Starmer, qui a qualifié ces propos d’« insultants » et de « franchement consternants ». Starmer, au sein de la classe politique britannique, a insisté sur le fait que les contributions des alliés ont été essentielles durant les deux décennies de conflit.
Il est à noter que les forces armées danoises ont perdu 44 soldats en Afghanistan, un chiffre qui en fait l'un des pays de l'OTAN les plus touchés proportionnellement à sa population de 5,4 millions d'habitants. Frederiksen a ajouté : « Mes pensées vont aux vétérans, à vos familles et à vos proches, qui ne méritaient en aucun cas cela. »
Cette polémique survient dans un contexte où les tensions entre le Danemark et les États-Unis, notamment au sujet du Groenland, semblent enfin se tasser.







