La télévision d'État iranienne a diffusé jeudi le premier message du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei. Dans un contexte de crise, ce discours fait écho à la menace d'une vengeance suite à l'assassinat de son père, un fait tragique qui n'a pas été annoncé personnellement.
Ali Khamenei, père de Mojtaba et guide suprême depuis 1989, a été tué le 28 février, lors des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, pertes tragiques qui ont également coûté la vie à d'autres responsables et membres de la famille. Mojtaba, âgé de 56 ans, a été blessé lors de ces événements, mais des doutes persistés sur son état de santé et sa localisation restent préoccupants.
Dans son discours, aucune image, vidéo ou déclaration personnelle n'a été présentée, alimentant ainsi les rumeurs sur . Ceci a conduit à une diffusion où seule une image d'archive de Mojtaba à côté d'un drapeau généré par ordinateur a été visible.
L'absence de signes de réconciliation avec les ennemis de l'Iran se fait sentir dans ses propos, exprimant clairement un désir de vengeance. Il a déclaré : "Nous exigerons une compensation de l'ennemi et nous ferons tout ce qu'il faut pour obtenir justice pour notre peuple". Cette déclaration fait écho à des événements tragiques, notamment une frappe meurtrière à l'école de Minab, à laquelle les États-Unis ont été associés, entraînant 150 victimes.
Des experts, comme ceux du New York Times, soulignent que cette frappe a été une erreur de ciblage, mais pour Khamenei, cela reste un "crime délibéré". Ce discours, qui ravive des tensions déjà sensibles, insinue également des menaces plus larges envers la région, indiquant une volonté de l'Iran d'agir stratégiquement.
Reprenant le langage de son défunt père, Khamenei a également mis en avant la capacité de l'Iran à influencer la situation régionale par divers moyens, y compris le blocage du détroit d'Ormuz, essentiel pour le transit mondial du pétrole. "Nous avons des stratégies pour ouvrir de nouveaux fronts", a-t-il précisé.
Il a souligné le besoin de relations constructives avec les pays voisins tout en rejetant la présence militaire américaine, qu'il a qualifiée de mensonge. "Ces nations doivent décider de leur position face à ceux qui ont envahi notre terre".
En tant que fils en deuil, Khamenei a salué la mémoire de son père en le décrivant comme un "trésor éclatant" et a partagé des souvenirs poignants sur les pertes familiales subies lors de l'attaque. Tandis que des informations contradictoires circulent concernant sa mère, la voix de Khamenei, empreinte d'émotion, reste ancrée dans ce premier message fort.







