Varsovie, déjà engagée à investir près de 5 % de son PIB dans sa défense, envisage de déployer un bouclier antidrones à sa frontière est, projeté à environ 2 milliards d'euros. Le ministre de la Défense polonais a annoncé la signature imminente d'un contrat pour « le plus grand système antidrones en Europe ». La Pologne, membre de l'Otan et de l'Union Européenne, partage des frontières avec l'Ukraine, la Russie et la Biélorussie, et s'impose comme un des soutiens les plus forts de Kiev face à l'agression russe.
Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, le ministre polonais de la Défense, a indiqué que le contrat, prévu d'être signé d'ici fin janvier, a émergé d'un besoin opérationnel urgent. « Les négociations entre l'Agence polonaise de l'armement et le consortium chargé de cette mission sont finalisées, » a-t-il précisé lors d'un entretien avec Gazeta Wyborcza, bien que le coût exact de l'investissement n'ait pas été divulgué.
Ce système innovant intégrera divers armements, commandés principalement auprès de fournisseurs locaux, tout en collaborant avec des groupes internationaux. Kosiniak-Kamysz a également mentionné un accord récent avec la société américaine Anduril et des discussions en cours avec le norvégien Kongsberg, un acteur clé du secteur.
La Pologne reste vigilante face aux attaques de drones russes observées en Ukraine, ayant déjà enregistré des incursions aériennes sur son territoire. En ligne avec cette vigilance, Varsovie a proposé à Kiev de transférer ses derniers chasseurs MiG-29 d'origine soviétique, tout en manifestant un intérêt croissant pour les technologies ukrainiennes en matière de drones. Ce développement s'accompagne d'une analyse approfondie des méthodes utilisées durant le conflit, notamment l'évolution rapide des technologies militaires.







