Le président américain a exprimé sa préoccupation pour la sécurité publique, tout en pointant du doigt les démocrates comme étant à l'origine du chaos autour de sa politique d'expulsions d'immigrés. Selon la Maison Blanche, Donald Trump « ne souhaite pas voir des gens blessés ou tués dans les rues américaines », mais appelle à un retrait des tensions qui entourent les manifestations contre la politique d'immigration, notamment l'ICE.
À la suite de la mort tragique d'Alex Pretti, un infirmier abattu à Minneapolis par des agents fédéraux, Trump a intensifié ses critiques envers les autorités démocrates. Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a qualifié cette tragédie de conséquence directe de la « résistance délibérée et hostile » de ces dernières. Les manifestations à Minneapolis s'intensifient, attirant l'attention nationale sur la question des violences policières.
Dans un message posté sur Truth Social, Trump a révélé avoir eu une conversation constructive avec Tim Walz, le gouverneur démocrate du Minnesota, affirmant qu'ils étaient sur la même longueur d'onde concernant les besoins de sécurité dans l'État. Cela pourrait indiquer une volonté de dialogue, même si le président a récemment attaqué Walz et son administration de manière virulente.
Un appel à la coopération
Trump a annoncé l'envoi de son conseiller spécial sur l'immigration, Tom Homan, à Minneapolis pour gérer la situation. « Tom est sévère mais juste », a déclaré Trump, soulignant la nécessité d'une approche plus humaine dans le cadre de la politique anti-immigration. Homan, souvent considéré comme le « tsar des frontières », est connu pour son application stricte des lois sur l'immigration.
Cette tragédie s'ajoute à une série d'incidents, dont la mort de Renee Good le 7 janvier, exacerbant les tensions dans une communauté déjà en proie à des débats difficiles sur le rôle des forces de l'ordre. Des responsables, comme la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, ont été promptes à défendre les agents impliqués, suscitant des critiques sur leur gestion des événements.
Des voix discordantes
Alors que Trump prône une approche plus modérée, certains de ses conseillers, comme Stephen Miller, n'hésitent pas à vilipender les victimes. Miller a qualifié Pretti d'« assassin », une déclaration qui met en lumière les divisions au sein de l'administration. Une telle rhétorique pourrait avoir des conséquences, alors que les sondages montrent une augmentation du rejet par le public des méthodes brutales de l'administration en matière d'immigration.
À l'aube des prochaines élections, cette situation épineuse pourrait devenir un point focal dans le débat national sur la sécurité et l'immigration. Les sentiments autour de ces événements marquants témoignent d'une Amérique divisée, où la tragédie d'un homme met en avant des enjeux beaucoup plus vastes.







