A l'approche du vote sur le budget fédéral, un débat intense émerge sur le financement de l’ICE, la police fédérale de l’immigration. Joseph Tobin, cardinal et archevêque de Newark, a lancé un appel poignant lors d’une prière en ligne, exhortant les croyants à faire pression sur leurs représentants pour refuser ce financement. Ses déclarations interviennent dans un climat politique tendu, exacerbée par la récente mort d'Alex Pretti, abattu par des agents fédéraux à Minneapolis lors d’une manifestation.
Le cardinal a clairement dénoncé le budget proposé de 64,4 milliards de dollars pour le ministère de la Sécurité intérieure, avertissant que 10 milliards de ce montant seraient alloués à l'ICE. « Si nous voulons véritablement mettre notre foi en pratique, nous n'avons d'autre choix que de dire non », a-t-il affirmé, qualifiant l’agence d’« organisation sans foi ni loi », des propos rapportés par le National Catholic Reporter.
Un climat de violence palpable
Tobin a évoqué un climat de violence, s'inquiétant du traitement réservé aux plus vulnérables, notamment les enfants. Il a demandé aux participants d'interroger leurs élus sur leur façon de dire non à cette violence. Les récentes tensions, après la mort tragique d'Alex Pretti, ont poussé le Parti démocrate à remettre en question son soutien à ce budget.
Le cardinal, qui partage une position critique vis-à-vis de la politique migratoire de l’administration de Donald Trump, a insisté sur la nécessité d'agir avant la date butoir du vote. Il ne s'agit pas seulement d'une question de budget, mais d’une morale qu’il appelle à défendre. Des voix au sein de l'église, ainsi que d'autres leaders communautaires, rejoignent son appel, soulignant l'urgence d'un changement de cap dans la gestion des affaires migratoires.
Dans cette perspective, des experts de la justice sociale et des droits de l'homme rappellent que les décisions budgétaires ne devraient pas être indépendantes des répercussions sur les vies humaines. Le Vatican a d'ailleurs qualifié la politique migratoire actuelle de « déplorable », appelant à un respect plus marqué des droits des immigrants.







