La ville côtière de Tyr au Liban, autrefois animée par une population de plus de 60 000 habitants, a récemment été plongée dans le chaos suite à un ordre d'évacuation émanant de l'armée israélienne. Durant la nuit du 17 au 18 mars, ce sont les derniers habitants qui ont dû fuir la ville, d’abord par crainte d'une intensification des bombardements, comme l’a rapporté Marc de Chalvron, journaliste de France 2, sur le terrain.
Maintenant, Tyr ressemble à une ville fantôme. Seules quelques personnes, souvent des membres du Hezbollah, arpentent les rues désertes, tandis qu'une ambulance file à toute allure. Le quartier de la vieille ville, majoritairement chrétien, abrite quelques réfugiés qui cherchent à échapper à la violence.
Des familles face à l'incertitude
Hanane Haïdar, une habitante dont la maison a été détruite, témoigne : “On ne sait plus où aller. Les Israéliens vont détruire les ponts, et nous serons coupés du monde.” Sa crainte illustre l'angoisse partagée par de nombreux habitants, alors que les annonces de l'armée israélienne s’enchaînent.
Pourtant, certains, comme Mohamad Taha, choisissent de rester. “N'importe quel logement coûte 1 500 dollars. Où veux-tu que j'aille ?” s'interroge-t-il. Son bateau, où il réside avec sa femme et sa fille, représente la seule option de sécurité, même précaire.
Les mesures prises par l'armée israélienne comprennent la destruction imminente de ponts stratégiques, rendant encore plus difficile la fuite pour ceux qui souhaitent quitter la région. Alors qu'un des ponts a déjà été frappé, la tension ne cesse de croître, laissant les habitants dans une situation désespérée, comme l’a souligné également Le Monde dans son dernier article.
Face à ces événements tragiques, des organisations humanitaires alarmées se mobilisent pour apporter un soutien, mais le chemin vers la paix semble encore lointain. Les habitants de Tyr se battent pour leur existence, tout en espérant que la communauté internationale intervient pour mettre fin à cette spirale de violence.







