Dans un retournement inattendu, Donald Trump a fait parler de lui à Minneapolis, suite à une vague d'émotions déclenchée par la mort tragique de deux Américains. Préconisant initialement une "petite désescalade" et un retrait partiel des forces de police de l'immigration (ICE), le président américain a récemment renoué avec sa rhétorique incendiée, ciblant le maire démocrate Jacob Frey pour son refus d'appliquer les lois fédérales sur l'immigration.
Trump a exprimé son mécontentement sur sa plateforme Truth Social, déclarant : "Est-ce que quelqu'un pourrait lui expliquer que cette déclaration constitue une violation très grave de la loi et qu'il JOUE AVEC LE FEU ?" Un appel à l'ordre qui ne fait qu’aggraver les tensions déjà palpables dans la ville.
L'administration Trump s'affiche ferme face à la désobéissance
Lors d'une réunion publique, le maire Frey a répondu à Trump, indiquant que la chasse aux sans-papiers était davantage une manoeuvre politique qu'une question de sécurité : "Cela devrait inquiéter tout le monde en Amérique." Ce climat de méfiance est exacerbé par les récentes arrestations annoncées par la ministre de la Justice, Pam Bondi, qui a déclaré que seize individus soupçonnés d'avoir attaqué des agents fédéraux avaient été appréhendés.
Les craintes persistent dans la ville, où des citoyens patrouillent pour prévenir et signaler la présence des agents fédéraux. Les tensions continuent de monter, avec l'annonce de la suspension de deux agents de l'ICE impliqués dans la mort d'Alex Pretti, après que Renee Good a été abattue par la même agence le 7 janvier. Cette succession d'événements a plongé Minneapolis dans une ambiance d'incertitude et d'angoisse, renforçant les appels au calme et à la paix sociale.







