Le vendredi 30 janvier 2026, la cour d'assises de l'Ain a prononcé une peine de trente ans de réclusion criminelle à l'encontre de Myriam Jaouen, reconnue coupable d'avoir administré une dose massive de produit à base de soude caustique — le Destop — à une fillette de onze mois, provoquant son décès en juin 2022.
La juridiction a estimé que l'accusée avait « donné volontairement la mort » à la petite Lisa, formulation reprise au cours de l'audience. En première instance, Myriam Jaouen avait été condamnée à vingt-cinq ans pour torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner ; la cour d'appel a en conséquence alourdi la peine. Selon La Nouvelle République, le parquet a d'ores et déjà décidé de faire appel du verdict.
Le procès, qui a duré trois jours, a mis en lumière des éléments matériels accablants selon les juges et marqué les esprits par la gravité des faits. Les débats ont notamment porté sur la nature et la quantité du produit administré, la chronologie des actes et l'intention criminelle de l'accusée.
Des médias nationaux ont suivi l'affaire dès les premiers développements et soulignent l'émotion suscitée par cette affaire qui interroge sur la sécurité dans les structures d'accueil de la petite enfance. Le dossier avait déjà fait l'objet d'une large couverture médiatique lors de la première audience, attirant l'attention du public et des associations de protection de l'enfance.
Des spécialistes du droit pénal consultés estiment que la confirmation d'une peine plus lourde en appel traduit la volonté des magistrats de sanctionner sévèrement les atteintes les plus graves portées aux enfants. « Les juridictions tiennent compte de l'exemplarité de la sanction lorsque la victime est un nourrisson et que les actes relèvent d'une cruauté manifeste », explique un universitaire spécialiste du droit pénal. D'autres observateurs soulignent que la procédure d'appel et les voies de recours peuvent encore modifier l'issue définitive du dossier.
Au-delà de la peine, l'affaire relance le débat sur la sélection et le contrôle du personnel dans les structures d'accueil. Des acteurs associatifs et des professionnels de la petite enfance interpellent les autorités pour renforcer les dispositifs de prévention, la formation et la supervision afin de mieux protéger les enfants à risque.
La famille de la petite Lisa, très affectée, attend désormais la suite des procédures. Sur le plan judiciaire, le prononcé de l'appel par le parquet laisse ouverte la possibilité d'une nouvelle phase d'instruction et de débats devant une juridiction supérieure.
Plus d'informations sont attendues au fil des prochaines étapes de la procédure et des communiqués officiels des autorités judiciaires.







