Le chanteur portoricain Bad Bunny a fait une déclaration puissante lors des Grammy Awards, où il a reçu le prix de la meilleure musique latine urbaine. Dimanche 1er février à Los Angeles, il a lancé un cri du cœur pour mettre fin aux actions de l’agence de police de l’immigration américaine, l’ICE. "Nous ne sommes pas des sauvages. Nous ne sommes pas des animaux. Nous sommes des êtres humains, et nous sommes américains", a-t-il déclaré, appelant à défendre la dignité humaine contre la haine.
Ce moment fort a lieu dans un contexte où le président précédent, Donald Trump, a mis en avant l'expulsion des migrants comme l'un de ses piliers politiques. Depuis novembre, Bad Bunny effectue une tournée mondiale qui contourne les États-Unis, préoccupé par la sécurité de ses fans vis-à-vis des possibles raids de l’ICE. Bien que Porto Rico soit sous juridiction américaine depuis 1898, il s’oppose à ce système discriminatoire qui pourrait mettre en danger ses spectateurs durant ses concerts.
La décision de Bad Bunny de se produire lors du Super Bowl a également suscité des critiques de la part de certains membres de la sphère MAGA, qui se sont opposés à l'idée d'un artiste chantant en espagnol et à ses positions politiques. Un conseiller de Trump a même remis en question le choix de la NFL dans un tweet, citant : "La NFL ne comprend donc rien à rien ?".
Les paroles puissantes de Bad Bunny ont reçu un écho dans les médias, notamment dans The New York Times, qui souligne l'impact de son message sur des millions de personnes. La cérémonie des Grammy Awards a solidifié la position de Bad Bunny en tant qu'artiste de premier plan, capable de mêler musique et activisme social.
Son album intitulé Debí Tirar Más Fotos lui a valu plusieurs nominations aux Grammy, dont celle de l'album de l'année, un fait historique pour un artiste chantant en espagnol.







