Le procès très médiatisé de Marius Borg Høiby, le fils de la princesse héritière norvégienne Mette-Marit, débute ce mardi à Oslo. Il se retrouve à la barre face à 38 accusations, dont le viol de plusieurs femmes et des actes de violences physiques et psychologiques.
M. Høiby, dont la naissance a eu lieu dans un contexte antérieur au mariage royal, fait face à des accusations très sérieuses. En effet, les charges incluent le viol, mais aussi des comportements liés à l'usage de stupéfiants. Ce jeune homme de 29 ans a été placé en détention provisoire après avoir été arrêté le week-end dernier, soupçonné de nouvelles infractions, ce qui soulève des inquiétudes quant à un éventuel risque de récidive.
Lors de son apparition devant le tribunal, il a nié les accusations les plus graves, qui pourraient lui valoir jusqu'à 16 ans de prison. Le procès, prévu pour durer sept semaines, entame sa première séance par la lecture de l'acte d'accusation. En après-midi, la première victime apparaîtra pour témoigner, une étape primordiale dans ce cas qui a déjà captivé l'attention des médias.
Le procureur Sturla Henriksbø a précisé que Marius Høiby ne recevrait pas de traitement de faveur dû à sa filiation royale, une position qui a été saluée par plusieurs observateurs. La défense, pour sa part, reste muette sur le sujet.
Comportant des éléments frappants, cette affaire a révélé des antécédents délicats. M. Høiby avait précédemment été arrêté en août 2024, suite à des accusations d'agression sur sa compagne, dont il a reconnu les circonstances, invoquant l'alcool et la cocaïne, tout en mentionnant ses problèmes de santé mentale et d'addiction.
Les investigations policières ont permis de faire émerger d'autres infractions, notamment le viol de quatre femmes, certains incidents ayant été filmés, ajoutant à la gravité de la situation. En janvier, des accusations supplémentaires ont été retenues à son encontre, y compris pour possession de marijuana, un fait qu’il a reconnu.
Au total, on dénombre sept victimes présumées, dont l’identité est protégée, sauf pour Nora Haukland, influenceuse et mannequin qui a déjà pris la parole sur les violences subies durant une relation avec Høiby.
Cette affaire entache considérablement l’image de la famille royale, pourtant grandement respectée en Norvège. Elle suscite des réactions variées dans le pays ; certains considèrent que le Palais a mal géré cette crise. "Les équipes de communication vont devoir travailler dur dans les jours à venir", déclare Philip Wilson, un vigile de 35 ans. Cependant, d'autres, comme l’avocat Jostein Grosås, pensent que cela ne change en rien leur perception de la monarchie.
En outre, la princesse Mette-Marit doit jongler entre ses défis personnels, dont un combat acharné contre une maladie pulmonaire incurable. Ajoutons que les révélations récentes sur ses liens passés avec le criminel Jeffrey Epstein compliquent davantage son rôle de mère au cœur de cette tourmente.
La conclusion de ce procès tant attendu arrivera plusieurs semaines après son terme, programmé pour le 19 mars.







