cette année, le super bowl s'annonce plus politique que jamais, avec les performances de bad bunny et green day, deux artistes connus pour leurs positions contre les politiques de donald trump. alors que l'ancien président ne sera pas présent, il persiste dans l'esprit des spectateurs, alors que les chanteurs pourraient en profiter pour critiquer son administration.
dans le passé, trump a déjà assisté aux matchs, mais cette fois, il a décidé de faire l’impasse, expliquant au new york post qu'il était déçu du choix des artistes. "je suis contre eux. cela ne fait que semer la haine", a-t-il déclaré, qualifiant la programmation de "totalement ridicule".
le sénateur républicain tommy tuberville, exprimant également son mécontentement, a décrit le spectacle comme un "woke bowl", un terme péjoratif lancé par les conservateurs. en effet, bad bunny, qui chantent en espagnol et dont les tenues flamboyantes ne plaisent guère au mouvement maga, a déjà pris position contre le président lors des grammy awards en appelant à la mise à l'écart de l'ice, l'agence américaine de contrôle de l'immigration.
"nous ne sommes pas des étrangers"
"nous ne sommes pas des sauvages. nous ne sommes pas des animaux. nous ne sommes pas des étrangers", a déclaré bad bunny lors de sa performance, un message fort contre la politique migratoire de trump. considéré comme une icône du reggaeton, il a depuis longtemps pris public position contre l'administration trump, ayant critiqué sa gestion après les ouragans qui ont frappé porto rico.
de son côté, green day, groupe emblématique des années 90, partage aussi des valeurs similaires. le chanteur billie joe armstrong s'est ouvertement opposé à trump par le passé, notamment en transformant les paroles d'une de leurs chansons pour pointer du doigt les politiques de ce dernier.
un super bowl chargé de tensions politiques
le super bowl ne se limite plus à un simple événement sportif. il est devenu le reflet des tensions et des luttes sociopolitiques actuelles. déjà en 2016, la ligue avait été au cœur de controverses lorsqu'elle a tenté de contenir les manifestations associées au mouvement black lives matter. en effet, wajahid cappernick avait illustré ces tensions en s'agenouillant pendant l'hymne national pour protester contre les violences policières.
malgré les critiques, la nfl semble vouloir maintenir cette orientation politique, affirmant que le choix d'artistes comme bad bunny contribue à élargir son audience, notamment auprès des 70 millions d'hispaniques vivant aux états-unis, selon le média espn.
par ailleurs, une contre-programmation, animée par des artistes conservateurs, sera également diffusée, mais il reste à voir si cela aura un impact face à la puissance médiatique du super bowl et des performances attendues.







