Les 17 et 18 février prochain, Genève accueillera la troisième session de pourparlers entre l'Ukraine, la Russie et les États-Unis. Ces discussions visent à mettre un terme à la guerre qui ravage l'Ukraine depuis plusieurs années. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que l’administration américaine espérait une résolution du conflit d'ici le début de l'été.
Après deux cycles de pourparlers à Abou Dhabi, ces négociations à Genève représentent une nouvelle opportunité pour les parties impliquées. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé que la structure du dialogue demeurera tripartite, avec Vladimir Medinski à la tête de la délégation russe.
Dmytro Lytvyn, conseiller du président ukrainien, a mentionné que Kiev se préparait activement aux discussions. Bien que Zelensky ait initialement évoqué Miami comme lieu possibles de réunion, il a affirmé que ce qui comptait réellement, c'était d'obtenir des résultats tangibles, peu importe le lieu.
L'intégrité territoriale de l'Ukraine au cœur des négociations
Les précédentes rencontres à Abou Dhabi ont été marquées par des échanges portant sur l’arrêt des hostilités, alors même que les bombardements russes continuent d’endeuiller le pays, touchant particulièrement les infrastructures énergétiques. Les autorités ukrainiennes rapportent que des attaques nocturnes ont récemment causé la mort de six personnes, dont trois jeunes frères, dans l'est du pays.
D’après une analyse parue dans Le Monde, le conflit, tout en étant une crise humanitaire, a également d'importantes implications géopolitiques pour l’Europe, surtout avec la montée des tensions qui pourraient déstabiliser l’ensemble du continent. De nombreux experts estiment qu’un accord durable nécessitera des concessions des deux côtés mais aussi une pression continue de la communauté internationale pour garantir un changement dans la dynamique de négociation.
Face à cette situation préoccupante, les yeux sont rivés sur Genève. Les résultats pourraient déterminer non seulement l'avenir immédiat de l'Ukraine mais également la stabilité de l'Europe face aux ambitions russes.







