Kiev (Ukraine) – Les prochains pourparlers tripartites entre Moscou, Kiev et Washington se dérouleront les 17 et 18 février à Genève, comme l'ont confirmé les autorités russes et ukrainiennes. Ce cycle de discussions fait suite à plusieurs rencontres précédentes tenues à Abou Dhabi, qui n'ont abouti à aucune avancée significative en raison de désaccords majeurs, notamment sur le partage de territoires, comme l’a rapporté l'AFP.
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a annoncé que Vladimir Medinski dirigerait la délégation russe à ces négociations. Pour sa part, Roustem Oumerov, le négociateur en chef ukrainien, a indiqué que sa délégation inclura des figures importantes, telles que Kyrylo Boudanov, chef de l'administration présidentielle, et Andriï Gnatov, chef d'état-major.
"Nous espérons parvenir à une paix stable et durable et nous nous préparons à travailler sérieusement", a déclaré Oumerov. Ses remarques viennent à un moment où la situation sur le terrain demeure instable, avec des bombardements constants sur des infrastructures critiques en Ukraine.
Zelensky à Munich
En parallèle, le président ukrainien Volodymyr Zelensky participe actuellement à la Conférence sur la sécurité à Munich. Pendant cet événement, il a rencontré plusieurs dirigeants occidentaux, y compris Marco Rubio, secrétaire d'État américain. Zelensky a exprimé les espoirs que les États-Unis veulent voir le conflit se terminer d'ici juin.
Malgré des tentatives de dialogue, la Russie maintient sa pression pour contrôler la région du Donetsk, occupée à 20 % par ses troupes. Les autorités ukrainiennes, quant à elles, insistent sur le fait que toute proposition de paix devra être validée par un référendum.
Alors que les discussions se préparent, la situation humanitaire se dégrade, exacerbée par des attaques nocturnes qui ont récemment causé la mort de plusieurs personnes, dont trois enfants, selon des rapports locaux.







