À Téhéran, des citoyens expriment leur mécontentement en chantant depuis leurs fenêtres et toits, poursuivant ainsi les mobilisations qui remettent en question la République islamique. Ce mouvement d'opposition a été récemment renforcé par l'appel de Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah d'Iran, lors des manifestations à l'étranger.
Les habitants de Téhéran ont scandé dimanche des slogans tels que «Mort à Khamenei» et «Vive le chah», un écho fort du mécontentement populaire. Selon des témoins, dans le quartier d'Ekbatan, ce cri de ralliement a été relayé sur les réseaux sociaux, soulignant l'unité des citoyens face à la répression du régime. Rappelons que des milliers de personnes ont perdu la vie durant les récentes vagues de manifestations, selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA).
Samedi dernier, lors d'une manifestation de l'opposition iranienne à Munich, Reza Pahlavi a réaffirmé son soutien à un changement de régime en Iran. Il a également encouragé ses compatriotes à exprimer leur désaccord contre le gouvernement à travers des slogans depuis chez eux, un geste qui fait écho aux rassemblemements qui ont eu lieu récemment à Los Angeles et Toronto. Son appel s'inscrit dans un contexte où les manifestations de rue ont globalement diminué en raison d'une répression brutale par les autorités.
De manière plus large, des slogans tels que «C'est la bataille finale, Pahlavi revient» et «Mort aux Gardiens», qui désignent les Gardiens de la Révolution, ont été entendus dans plusieurs villes. La chaîne Iran International a partagé des témoignages visuels de ces manifestations, pourtant difficiles à vérifier à l'heure actuelle.
Dans le cadre de cette contestation, le groupe HRANA affirme que plus de 7 000 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations en janvier, avec plus de 53 000 arrestations à travers le pays. Bien que les autorités reconnues parlent de 3 000 décès, ces affirmations restent controversées, leur attribuant leur mort à des affrontements avec des «terroristes» soutenus par le foreign.







