Une enquête récente a mis en lumière un chapitre troublant de la vie de Jeffrey Epstein. Selon des e-mails dévoilés par Le Parisien, le financier américain, en collaboration avec Ghislaine Maxwell, avait jeté son dévolu sur le château de Villette, un joyau historique à une heure de Paris, connu pour avoir servi de décor au film Da Vinci Code.
Ce domaine de 77 hectares, classé monument historique, a une histoire captivante. En plus d'apparaître dans la célèbre adaptation du roman de Dan Brown, le château a abrité de nombreuses œuvres et artistes au fil des siècles. Epstein, dont les activités illicites sont désormais bien documentées, envisageait de transformer ce lieu emblématique en une base opérationnelle européenne.
Des correspondances privées révèlent qu’au printemps 2006, Epstein a clairement exprimé son intérêt pour l’acquisition de cette propriété. "Veuillez lui dire que nous souhaitons faire une offre formelle", écrivait-il dans un message à Maxwell, démontrant son empressement à s’implanter en France.
Selon des experts, cette démarche aurait pu s’ancrer dans une stratégie plus large d’influence et de pouvoir. François Dubois, historien spécialisé dans l'étude des mécènes, souligne que l’intérêt d'Epstein pour cet endroit ne se limitait pas à son charme. "Le choix d'un domaine aussi emblématique aurait pu lui offrir une façade respectable tout en lui permettant de poursuivre ses activités obscures", explique-t-il.
Ironiquement, alors que des millions de cinéphiles découvrent le château à travers le prisme d'une fiction, peu auraient imaginé qu'il ait pu devenir un point de ralliement pour l'un des hommes les plus controversés de notre époque. Ce projet d'acquisition ultime pose désormais la question des ramifications des actes de ses investisseurs, et de la manière dont des lieux historiques peuvent être associés à des personnalités aussi problématiques.
Cette révélation ravive les débats sur la responsabilité des grandes figures publiques et leur impact sur des patrimoines culturels pourtant intouchables.







