Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a inauguré le 19 février un congrès crucial pour le Parti des travailleurs, un événement qui pourrait déterminer les priorités stratégiques de son régime, notamment concernant son arsenal nucléaire.
Ce neuvième congrès, qualifié de « tournant historique dans la mise en œuvre de la cause socialiste », selon Kim, est l'occasion de consolider son autorité. Dans son discours, il a exprimé un «optimisme et une confiance en l'avenir », tout en se projetant vers de nouvelles étapes de développement.
Véritable institution, ce congrès a lieu tous les cinq ans et représente un des moments clés de la politique nord-coréenne, permettant d’annoncer des changements significatifs ou des ajustements au sein de l’élite dirigeante. Depuis le précédent congrès en 2021, la Corée du Nord a intensifié ses essais nucléaires, défiant ainsi les décisions de sanction du Conseil de sécurité de l’ONU.
Les liens de Pyongyang avec la Russie se sont par ailleurs approfondis, illustrés par l'envoi de soldats nord-coréens en soutien aux forces russes en Ukraine. En 2024, un traité d'assistance mutuelle entre les deux pays a été signé, renforçant cette coopération stratégique.
Des annonces concernant les Etats-Unis ?
Kim Jong-un a aussi évoqué des projets de construction d'infrastructures pour honorer les familles de soldats ayant soutenu la Russie dans le conflit ukrainien. Il a lui-même déclaré que « la Corée du Nord a consolidé de manière irréversible son statut » sur la scène internationale, affirmant un changement significatif dans l'ordre mondial.
Les défilés militaires associés au congrès devraient être scrutés de près, les images satellites étant souvent utilisées pour montrer les capacités militaires de la nation. Lors de précédentes interventions, Kim a désigné les Etats-Unis comme le « plus grand ennemi » du pays. On s'interroge donc sur une possible atténuation de cette position ou, à l'inverse, sur une radicalisation.
En janvier, Kim avait supervisé des essais de missiles, affirmant que des clarifications sur la « force de dissuasion nucléaire » seraient apportées lors de ce congrès. Sa fille, Ju Ae, souvent évoquée comme une potentielle successeure, pourrait également bénéficier d’une attention particulière durant cet événement.
Enfin, alors que la Corée du Nord continue de faire face à des sanctions internationales et à des difficultés économiques majeures, ce congrès représente une étape décisive dans l'avenir du pays. Les déclarations de Kim et les décisions qui en découleront pourront avoir des conséquences majeures pour la dynamique régionale.







