Donald Trump a exprimé, le 19 février, qu'il se donnait « dix » à « quinze jours » pour évaluer les possibilités d'un accord avec l'Iran ou, à défaut, envisager des actions militaires. « Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours », a-t-il déclaré, s'adressant au Conseil de la paix à Washington.
Après deux rounds de négociations début février, les relations entre Washington et Téhéran restent tendues. Malgré des tentatives de dialogue, les deux nations continuent d'échanger des menaces, avec un déploiement militaire américain renforcé dans le Golfe et des manœuvres militaires iraniennes en collaboration avec la Russie dans la mer d'Oman.
Trump a affirmé qu'un accord pertinent est nécessaire, soulignant les enjeux cruciaux du programme nucléaire iranien et des préoccupations régionales. Il a insisté sur le fait qu'une option militaire est toujours sur la table. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a ajouté qu'il y a « de nombreuses raisons » justifiant une intervention contre l'Iran.
Israël a également intensifié son discours belliqueux. Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a prévenu que toute attaque de la part de l'Iran serait suivie d'une riposte sévère. « Si les ayatollahs commettent l’erreur de nous attaquer, ils feront face à une riposte qu’ils ne peuvent même pas imaginer », a-t-il affirmé.
La dynamique du conflit est exacerbée par le souhait iranien de maintenir son programme d'enrichissement d'uranium, soulignant notamment le droit à l'utilisation pacifique de cette technologie. Le chef de l'Organisation de l'énergie atomique, Mohammad Eslami, a souscrit à cette vision.
Menaces d’attaques
Alors que les deux parties veulent poursuivre le dialogue, leurs positions divergent nettement. L'Iran, qui nie vouloir développer des armes nucléaires, souhaite discuter uniquement de son programme nucléaire, conditionnée à une levée des sanctions économiques dévastatrices. De son côté, Washington insiste pour que tout accord inclut également le programme de missiles balistiques et le soutien à des groupes armés dirigés contre Israël.
Trump a renforcé ses menaces militaires suite à des événements de violence en Iran lors d'une répression de manifestations en janvier. Selon des sources comme CNN et CBS, l'armée américaine serait prête à des frappes potentielles, bien que Trump n'ait pas encore pris de décision définitive.
Le climat de tension est souligné par le déplacement de porte-avions américains vers le Golfe, augmentant les risques d'escalade. Par ailleurs, la communauté internationale appelle à la retenue. La France et la Russie ont encouragé le dialogue, soulignant que la diplomatie reste la seule voie pour éviter un accès iranien à l'armement nucléaire.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, s'est réuni avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, afin de discuter des inspections nucléaires, une coopération perturbée après les récentes tensions. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré : « Nous ne voulons pas la guerre, mais s’ils veulent essayer de nous imposer leur volonté, devrions-nous l’accepter ? »







