Dans une critique acerbe, Elon Musk a qualifié le maire de Lyon, Grégory Doucet, de « rat » sur sa plateforme X, en réaction à sa demande d'interdire la marche prévue en hommage à Quentin Deranque. Ce rassemblement, intitulé « Lyon demande justice pour Quentin tué par les antifas », attendait entre 2 000 et 3 000 participants. Toutefois, Doucet s'inquiète des risques de débordements violents, évoquant un « contexte de tensions nationales et locales particulièrement vives ».
En effet, le maire fait part de sa « vive inquiétude » à la préfecture du Rhône, estimant que l'« interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable » pour éviter toute escalade de la violence.
Les parents de Quentin appellent « au calme et à la retenue »
Malgré l'angoisse palpable, les parents de Quentin Deranque ont publiquement appelé au « calme et à la retenue », tout en rejetant « toute forme de violence politique ». Leur avocat, Bastien Brajon, a précisé qu'ils ne seront pas présents à la marche, espérant que d'éventuels participants agiront « dans le calme et sans expression politique ».
En parallèle, l'enquête judiciaire progresse. Deux hommes soupçonnés d'avoir participé à l'homicide de Quentin ont été mis en examen pour « homicide volontaire ». Parmi eux, Jacques-Elie Favrot, un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, a été également inculpé pour « complicité » et placé en détention provisoire. D'autres suspects seront bientôt présentés aux juges. Selon le procureur de Lyon, Thierry Dran, certains d'entre eux « reconnaissent leur présence » sur le lieu de l'incident, mais n'admettent pas l'intention de tuer.
Face à ces événements marquants, la tension à Lyon demeure palpable, et le dialogue entre les différentes parties est plus que jamais essentiel pour apaiser les esprits.







