La tragique disparition de Quentin Deranque continue de provoquer des vagues au sein du débat public français. Suite à la mort de cet étudiant nationaliste à Lyon, victime d'un lynchage lors d'une conférence animée par l’eurodéputée insoumise Rima Hassan, la classe politique s'est rapidement divisée. La France Insoumise (LFI) fait l'objet de vives critiques, notamment en raison de son lien manifeste avec La Jeune Garde, un groupuscule étudié par le ministère de l'Intérieur et accusé d'incitation à la violence.
Alors que les responsables de LFI s'accrochent à leur position de non-responsabilité, ils attirent l'ire de leurs adversaires qui jugent que leur rhétorique alimente un climat politique délétère. Les accusations vont jusqu'à atteindre le président de la République, Emmanuel Macron, qui dénonce un mouvement «en marche vers l'extrémisme» et exhorte tous les partis à «faire le ménage» en leur sein.
Dominique de Villepin, ancien premier ministre, exprime son inquiétude face à cette diabolisation des Insoumis, qu'il juge contre-productive. Il indique que «la concentration des critiques sur LFI ne fait qu’installer un corridor de respectabilité pour le RN». Dans son analyse partagée sur X, il met en garde contre la normalisation d'un parti qui pourrait, selon lui, récolter les fruits de cette polarisation.
Il souligne que cette attitude desservira les modérés et encouragera la montée de l'extrême droite, un sentiment partagé par de nombreux commentateurs politiques. Villepin fait écho à l'histoire en comparant la situation actuelle à celle de 1933, où la montée des nationalistes en Allemagne a été facilitée par l'isolement et la diabolisation des communistes. «C'est la crainte du bolchevisme qui a poussé de nombreux modérés à se rallier à ceux qui se présentaient comme les seuls remparts contre le fascisme», conclut-il, insistant sur le paradoxe d'une crise politique qui pourrait renforcer les positions extremistes au lieu de les affaiblir.







